Patine d’un second wagon couvert Märklin



Épisode 63 – Je dois bien l’avouer, mes premiers essais de patine de wagons me font bien kiffer. C’est une pratique que je découvre et je regrette vraiment de ne pas m’y être mis par le passé. Malgré des moyens assez rudimentaires, les résultats obtenus sont encourageants et même si tout cela est encore perfectible, mon parc marchandises s’en trouve réellement métamorphosé. Vraiment, je ne peux qu’inciter ceux qui hésitent encore à se lancer sans retenue.


J’ai déjà patiné un wagon couvert type Gs-uv213 Märklin 4411. D’ailleurs, puisque je l’évoque, j’ai profité de cette occasion pour appliquer un coup de marqueur noir sur les parties visibles du frotteur comme me l’a fort justement conseillé Marc, un lecteur du blog, dans un commentaire récent.  La présence de ce patin un peu disgracieux en est ainsi plus discrète.

Je vais donc reprendre la même technique. Pour coller au mieux à la réalité, je débute par une séance de recherche photographique sur internet, si ce n’est d’un wagon identique, mais au moins d’un véhicule semblable. Rien de tel qu’un modèle comme source d’inspiration.


Photo 328 : Un wagon couvert de la DB. Auteur inconnu.

Märklin 44500

Nouveauté Märklin 2017, il s’agit d’un wagon couvert type Gs 210 de la DB. C’est un wagon acheté neuf chez « Au Pullman » (75009).


Photo 329 : Le wagon couvert Märklin 44500 avant patine. Source : letraindemanu.fr

Mise en couleur de la caisse

Comme sur la photo, il faut essayer de reproduire les différentes teintes de la caisse et du toit : De la couleur d’origine, on trouve des nuances délavées, des colorations sombres, des retouches plus vives.

Comme pour mon couvert précédent, je travaille avec des peintures acryliques Pébéo « ocre brique » mélangées avec du « noir de mars » et de l’ « ombre naturelle« . Il faut vraiment travailler avec des petites noisettes de peintures pour obtenir différentes tonalités. Les peintures obtenues sont légèrement diluées à l’alcool à 70°, puis appliquées aux différents endroits de la caisse. Lorsque toutes les retouches sont sèches, on réalise le lavis.

Photo 330 – Patine d’un wagon couvert Märklin 44500. Source : letraindemanu.fr

Le lavis

Seconde étape, le lavis est réalisé avec une noisette de noir très diluée à l’alcool à 70°. Le lavis s’applique d’abord sur les parties en relief : renforts de caisse et de portes, longerons, volets d’aération et leur tringlerie, pour justement accentuer ces zones qui s’encrassent facilement. Plusieurs passes sont nécessaires en fonction du degré de salissure souhaité. Il faut bien attendre le séchage complet avant de passer la couche suivante. L’alcool à 70° s’avère judicieux puisqu’il s’évapore plus rapidement que l’eau et permet d’écourter les temps d’attente.


Photo 331 – Patine d’un wagon couvert Märklin 44500. Source : letraindemanu.fr

Puis un lavis est passé sur les parois, du toit vers le châssis. Pour le toit, je pars du centre vers les rebords. Là encore le nombre de passes dépend de l’effet souhaité.

Attention, le vernis final va beaucoup atténuer la patine.

Le lavis terminé et sec, je vaporise un léger voile de vernis mat en bombe sur l’ensemble des pièces.

Terres à décors (TAD)

Comme pour les wagons précédents, je travaille avec des TAD : « Rouge brique » « Ocre clair« , « Ocre foncé« , « Noir poussière » et « blanc sale« .
– Rouge brique sur les lames de ressorts et les zones de rouille dont les tampons ;
– Ocre clair sur le châssis et le bas de caisse ;
– Ocre foncé sur les bas de châssis et les boites d’essieux ;
– Noir poussière sur l’ensemble du wagon.

La terre à décor permet aussi d’atténuer et d’adoucir les transitions entre zones de couleurs différentes conférant un aspect plus délavé de ces retouches.

Lorsque la terre à décor est appliquée, un voile de vernis fixe le tout et protège des futures manipulations.


Photo 327 : Patine d’un wagon couvert Märklin 44500. Source : letraindemanu.fr

A noter que ce wagon a été patiné avant la conception de mon atelier peinture. J’ai profité de cette occasion pour m’acheter un nouvel assortiment de pinceaux plus fins qui me permettront à l’avenir des retouches plus fines.

Me voici en présence d’un joli petit wagon prêt à desservir ma zone industrielle. Il ne me reste plus qu’à lui créer sa « carte wagon« .

Emmanuel

2 commentaires

  1. Bonjour Manu..
    Encore une superbe réalisation..

    oui , en fait avec le patinage , il n’ y a pas à avoir peur de faire des erreurs , car certains wagons en fin de carrière étaient bien en triste état..

    oui , concernant le patin ,je conseille l’ utilisation d’ un feutre noir indélébile , et bien sur se sera une opération à refaire après chaque relevage ,..
    je ne conseil pas l’ utilisation de peinture, car hélas j’ ai eu des problèmes par la suite ..

    Bon train et vive Emmanuel..

    Aimé par 1 personne

    1. Bonsoir Marcus,

      Effectivement, en cherchant des modèles réels sur internet pour m’inspirer, j’ai pu voir bon nombre de wagons en piteux état. Toutefois, je ne suis pas encore très expérimenté, et reproduire une usure très avancée, voir hors d’âge, n’est pas forcément le plus simple. Mais je vais m’entraîner.

      Concernant le frotteurs, ces quelques coups de marqueurs ont déjà bien atténué sa visibilité. Bien vue ton astuce.

      Merci pour tes visites régulières et tes observations pertinentes.

      Emmanuel

      Aimé par 1 personne

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