Modélisme ferroviaire : mon atelier peinture


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Épisode 62 – Maintenant que la compagnie dispose d’un beau bureau faisant office de coin atelier, Il est temps que je range mon foutoir. Et encore, je reste poli. Avec tous nos produits et tous nos outils, il faut être ordonné sous peine d’être submergé par un immense capharnaüm. Débutons par l’atelier peintures.


Pour mémoire – et ceux qui prennent le train en marche – je rappelle que nous sommes dans du modélisme à petit budget. Donc, ici, point question d’aérographe. L’appareil, qui a déjà un coût (sans doute vite rentabilisé), nécessite un compresseur onéreux et volumineux pas très compatible avec une vie paisible dans un petit appartement hlm. A la CIC, on travaille à l’ancienne, avec les pinceaux.


Photo 323 : Présentation de l’atelier de peinture de la CIC. Source : letraindemanu.fr

Novice dans le domaine de la peinture en général et de la patine en particulier, je travaille essentiellement avec de la peinture acrylique (peinture qui se travaille à l’eau) et des terres à décor. Grand adepte des peintures synthétiques Humbrol dans ma pratique précédente, j’ai pratiquement abandonné ce type de peinture à solvant, la peinture acrylique étant beaucoup plus souple d’utilisation, du moins en ce qui me concerne.

Mes peintures sont essentiellement issues de la gamme Pébéo que je trouve facilement dans le rayon « Arts graphiques » de la chaîne Truffaut (également chez Zodio et d’autres chaînes), mes terres à décor provenant de détaillants parisiens en modélisme ferroviaire (TET Décotrain et les Cheminots pour ne citer qu’eux).

Confection d’un râtelier à pinceaux

Certains détaillants distribuent des modules en bois permettant de s’aménager un atelier de modélisme ordonné. A l’instar de ce que proposent certaines enseignes d’ameublement avec des cuisines en kits, il est ainsi possible d’acquérir et disposer ces modules pour organiser son atelier. C’est beau, mais cela a un coût. Personnellement je préfère investir dans des matières premières que dans des aménagements. Je vais donc m’aménager, pour pas un centime, un atelier peinture. Basique certes, mais rationnel. Soyons pragmatique.

Il me faut une planchette de CP 3 mm. Il s’agit d’une chute de bois conservée à la construction du showcase. Longueur nécessaire = 56 cm, largueur = 10 cm.

A la scie sauteuse, je coupe quatre morceaux : Deux de 20 cm de long et deux de 8 cm. Les premiers serviront de plans horizontaux haut et bas, les seconds seront les plans verticaux.

Sur le première pièce de 20 x 10 cm, qui sera la pièce haute, je perce 21 trous avec un gros forêt à bois. Les trous sont définis en traçant un quadrillage. Les trous percés, je ponce au papier de verre l’ensemble de la pièce pour éliminer les écaillages du bois.

Sur le seconde pièce de 20 x 10, je repère les trous de pièce précédente. mais au lieu de percer, j’utilise une fraise afin de créer des encoches circulaires. Là également, ponçage de la pièce.

Photo 324 : Le râtelier à pinceaux. Source : letraindemanu.fr

Avec de la colle Néoprène, je colle les quatre pièces pour confectionner un râtelier dont le niveau inférieur comprend 21 encoches et le niveau supérieur 21 trous de gros diamètre. Après séchage, je dispose d’un râtelier pour 21 pinceaux. Ce n’est pas beau, ce n’est pas peint, mais je m’en fiche puisque de toute façon cet ustensile va très rapidement être crado et plein de gouttes de peinture.

Au marqueur, je repère la position de mes pinceaux.

Photo 325 : Le râtelier à pinceaux. Source : letraindemanu.fr

Rangement du matériel

Là encore, aucun frais. Un plateau de cuisine récupéré aux encombrants me permet de regrouper mes produits : Tubes Pébéo rangés dans une boite plastique de célèbres chocolats (pile-poil pour les dimensions), Terres à décor, alcool à 70° – qui me sert de diluant, éponges, cotons-tiges, papier absorbant de petite taille, baguettes en bois et cure-dents, brosse à dents usagée, et bien sûr un plan de travail pour protéger un peu le bureau. Et bien-sûr une bonne lampe sur pied.


Photo 326 ci-dessus et 327 ci-dessous : L’atelier peinture du réseau. Source : letraindemanu.fr

J’ai récupéré les contenants de sauce soja d’un restaurant asiatique pour mes dilutions. Une chute d’emballage me sert à en caler trois sans risque de renversement lors des travaux. Un ancien pot en verre de fond de veau me sert pour récupérer mes fonds de peintures : c’est mon « jus crasse » à base d’alcool à 70°.

Confectionné en une soirée pour pas un centime (hors matières premières), voilà un petit coin atelier agréable pour patiner mes wagons et mes maquettes.

On travaille tellement mieux quand tout est proprement présenté.

Emmanuel

4 commentaires

  1. Bonjour..

    Oui , pour le séchage de mes pinceaux , j’ utilise , ce qui sert à remonter les cornichons dans les bocaux..
    donc , dans le même bocal , une fois vider des cornichons , je nettoye ce bocal ,
    j’ enlève et retourne cet artifice génial en plastique ,
    je glisse de-dans le pinceau poil en l’ air pour son séchage..
    bien pratique..

    je rappel , qu’ il faut éviter le panachage des voies K et C voir M
    l’ écartement des rails n’ est pas le même à quelque dixième prés , ce qui provoque d’ innombrable déraillements ….
    si vous insistez , alors n’ oubliez pas de mettre un rail de passage à niveau , avec l’ ajout d’ un petit contre rail , sa permettra un enraillement rapide d’ un wagon déraillé..
    – Qu’ il faut absolument éliminé cet artifice plastique qui entraîne les lames d’ aiguille sur l’ aiguillage voie K..
    une petite opération très simple évite des tas de problèmes pour un avenir proche,
    de plus rien que du fait de mettre malheureusement de la peinture noir sur ce système , cela provoque des déboires..

    Bon train..

    Aimé par 1 personne

    1. Bonsoir Ulysse,

      Excellent le coup du recyclage du pot de cornichons.

      Pour ce qui est des problèmes de transition voies K et C, je n’ai pas assez de véhicules ni de recul pour porter un avis. Je te tiendrai au courant.

      Pour ce qui est des aiguillages voie K, j’ai rédigé un article détaillé sur la pose de ces appareils sensibles.

      https://letraindemanu.fr/2017/04/18/pose-de-la-voie-dans-la-zone-industrielle/

      Il n’y a ni peinture ni colle sur la zone de la patte mobile.
      En rechange je suis toujours en pleine réflexion sur la motorisation. Car vu la structure de la voie K je ne vois pas comment faire. Pas sûr qu’un moteur type MP1 puisse actionner la petite patte latérale.

      Tu as fait comment ?

      Merci pour tes observations.
      Manu

      Aimé par 1 personne

  2. Bonjour Manu, je travail tout comme toi simplement, pinceaux et terres à décors, pas les moyens d’avoir un aérographe pour l’instant. Si tu ne les as pas encore essayé, je te conseille les acryliques Prince August, que j’utilise depuis plus de 6 mois, elles sont géniales, facile à travailler, dilution avec de l’eau simplement…. À l’occasion si tu en as la possibilité, testes les !! 😉

    Aimé par 1 personne

    1. Bonjour Thierry,

      Merci pour ce complément d’information. Je ne connais cette marque que de nom. François Joyaux, modéliste évoqué dans plusieurs LR, m’a aussi conseillé les peintures à l’huile. Il paraît que c’est encore moins cher et au rendu époustouflant. Va falloir que je teste tout cela.
      Merci de ton intervention et de ta visite.
      Au plaisir

      Aimé par 1 personne

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