Patine d’un wagon couvert Märklin


Épisode 57 – Poursuite des travaux de patine sur le parc roulant marchandises. Pour ce troisième exercice, je décide de patiner un wagon couvert Märklin.


Assez satisfait des résultats obtenus lors de mes deux premiers exercices de patine (wagon tombereau Ocem et wagon tombereau Omm 52), je me décide à poursuivre mes expériences. Pour cette troisième séance d’apprentissage, je vais patiner un wagon couvert. Un wagon Märklin, neuf de surcroît.

Märklin 4411

Il s’agit d’un wagon couvert type Gs-uv213 de la DB reproduit en version simplifiée pour la gamme Märklin Start-Up et équipé d’origine d’un frotteur et d’un feu de fin de convoi (photo 303 ci-dessous). Il s’agit donc d’un modèle d’entrée de gamme, parfait pour un tel apprentissage.


Photo 303 : Le wagon Märklin 4411, objet des présents travaux. Source : letraindemanu.fr

En effet, bien que le travail de patine va essentiellement s’appuyer sur les techniques utilisées précédemment pour les tombereaux, le wagon couvert présente quelques particularités. Rien de tel qu’une photo couleurs d’un wagon réel pour servir de modèle. Ainsi, j’ai trouvé sur le site Gibitrains la photo ci-dessous qui convient assez bien au résultat à obtenir.


Photo 304 : Exemple d’un wagon couvert réel de la DB. Source : Site Gibitrains

On constate en particulier les différences de teintes de la caisse et des volets d’aération ainsi que leurs mécanismes d’ouverture.

Patine : Couleurs de caisse

Pour obtenir l’effet recherché, je mélange sur la palette une noisette de « Rouge brique » Pébéo avec du noir de la même marque pour obtenir une teinte marron foncé qui est ensuite diluée avec un peu d’alcool médicinal à 70°. Ce mélange est appliqué sur les volets et à plusieurs endroits de la caisse.

Patine : Les renforts de caisse

Je travaille ensuite avec un lavis de noir acrylique dilué à l’alcool médicinal. Ce lavis est appliqué sur tous les renforts de caisse. Appliqué coté toit, le lavis coule dans les renforts par gravité. L’opération est répétée plusieurs fois en attendant un séchage complet entre chaque passe. J’en profite pour appliquer ce lavis également sur le châssis et les boites d’essieux en épargnant les marquages.

Je passe ensuite ce même lavis sur l’ensemble du wagon, toit compris. Pour le toit, l’application se fait du centre vers les bords. Plusieurs passes sont nécessaires en fonction de votre dilution et de l’effet recherché.


Photo 305 : Le wagon Märklin 4411 en cours de patine. Source : letraindemanu.fr

Patine : Les terres à décor

L’application des terres à décor est réalisée selon la même technique que sur les wagons tombereaux : Noir poussière sur la caisse, ocre clair et ocre foncé sur le châssis et les boites d’essieux, rouge brique sur les ressorts et ocre clair sur la toiture (Voir épisode 54).

Le feu de fin de convoi reçoit une couche de peinture non diluée sur les cotés, le dessus et le dessous. Cette peinture va éviter les fuites de lumière indésirables.

Le wagon reçoit ensuite un voile de vernis mat en bombe qui va fixer la patine et la protéger des manipulations.

Le résultat obtenu me convient. Ce wagon d’entrée de gamme a maintenant fière allure dans une courte composition arrêtée en gare de « Z.I. Nord« .


Photo 306 : Le wagon Märklin 4411 patiné et incorporé dans une courte rame stationnée dans la gare de « Z.I. Nord ». Source : letraindemanu.fr

Il ne me reste plus qu’à confectionner la carte-wagon.

Prochaine étape : un wagon citerne.

Emmanuel

2 commentaires

  1. Oui , une belle réalisation.

    j’ ajouterais , avec un feutre noir indélébile, tu y passes 2 couches , successivement sur l’ avant et l’ arrière du patin , ainsi que sur les flanc..

    sa atténue grandement l’ effet clinquant du patin , qui attire le regard..

    et c’ est aussi à faire sur le patin des locomotives , effet garantie..

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