Réseau ho : la végétalisation du relief négatif


Épisode 353 • La structure du relief négatif sur le réseau Ho est désormais prête à recevoir son habillage végétal. Choisir de bons produits et un travail minutieux sont nécessaires pour obtenir un résultat pleinement satisfaisant.


Pour ces travaux, nous avons besoin de plusieurs substances techniques et de nombreux produits de décor. Il convient de choisir des produits de qualité car ce décor est en avant-plan et est donc particulièrement visible du spectateur. Il est préférable de prévoir une quantité suffisante pour traiter toute la surface de façon harmonieuse en une seule séance.

Photo 2945 : Réseau ho, végétation sur le relier négatif des modules de la gare. Source : letraindemanu.fr

Les produits de décor

• De la terre naturelle : collectée lors de promenades, les teintes varient en fonction des lieux de prélèvements. Elle est ensuite tamisée au chinois de cuisine puis stérilisée au four traditionnel. Matière gratuite, faites vous plaisir pour les couleurs ;

• Du sable naturel : stérilisé au four puis tamisé par passes successives, le sable naturel permet d’obtenir différentes granulométries du sable très fin (pour les pistes, les fonds de rivières,…) ainsi que des graviers de différentes tailles (éboulis, petits rochers,…).

Photo 2946 : Réseau ho, Graviers et petits rochers obtenus en tamisant du sable naturel. Source : letraindemanu.fr

• Des tapis végétalisés
(type MBR Model, MiniNatur, Heki,…) : Alternative efficace aux techniques électrostatiques. Pour les parties plates du terrain (dans mon cas, essentiellement donc en haut près de la voie et en bas, à la limite de la façade avant). On peut opter pour deux ou trois références d’herbes hautes ou plus rases à choisir en fonction de la saison représentée. J’ai opté pour les tapis de marque MBR Model 55-1004, 55-1010 et 55-1011. D’un excellent rapport qualité /prix et disponibles chez de nombreux détaillants pour le réassortiment, ils sont de surcroît très agréables à travailler. Les références suggérées sont de dimensions suffisantes pour travailler les 240 cm de longueur de mes quatre modules. Rien ne se perd : les chutes de découpes sont conservées pour des travaux ultérieurs.

• Des flocages en filet non tissé (type Heki-flor) : il s’agit de flocages présentés en filet. On en trouve d’excellente facture chez d’autres fabricants comme Woodland Scenics. Disposés sur un volume (mousse, fibres,…), ils permettent de représenter des buissons. Sur des parois rocheuses ou des murs, ils figureront harmonieusement de la végétation envahissante, grimpante ou tombante. J’ai opté pour des variantes de vert plus ou moins foncé ;

• Du flocage mousse : d’une texture en flocons semblable au flocage précédent, il est livré sans filet. A vous de le parsemer où bon vous semble pour varier les teintes, soit sur les flocages tissés pour renforcer leur volume, soit dans des interstices de roches ;

• De la fibre synthétique : sert à confectionner des volumes (arbres, buissons,..) qui sont ensuite recouverts de flocages. Il faut bien-sûr choisir des teintes en rapport avec la couleur des flocages. J’ai opté pour la poly fibre Woodland Scenics FP178. On peut aussi utiliser d’anciens lichens synthétiques de années 80′ puisqu’ils seront recouverts de flocage en filets.

Du flocage fibre : N’ayant pas d’appareil électrostatique, ce flocage sera utilisé en petites quantités pour masquer quelques points difficiles à traiter avec du tapis végétalisé.

Photo 2947 : Poly fibre Woodland Scenics, Tapis végétal MBR Model, Lichen Faller et Flocage Heki. Source : letraindemanu.fr

• Petites branches d’arbres naturelles : Collectées en forêt, ces petites branches ont été stérilisées au micro-onde (pas au four classique au risque d’obtenir des bois brûlés). Elles représenteront des branchages morts éparses.

Les produits techniques et ustensiles

• Colle vinylique (colle à bois) : Prévoir un pot de 1 kg. Sera utilisée pure ou diluée selon les besoins ;

• Colle en bombe ;

• Vaporisateur (ou mieux, brumisateur) ;

• Seringues de 5ml avec aiguilles intramusculaires (vertes) ;

• Alèses absorbantes (ou papiers publicitaires posés sur un sac poubelle) ;

• Feuilles de papier aluminium ou feuilles de papier cuisson ;

• Pots à verrines (avec angles).

Mise en place de la terre

On travaille module après module. La terre naturelle est déposée à sec sur les parties plates du terrain à l’aide d’un petit godet avec des angles pour un travail plus précis. Au besoin on tasse un peu avec une chute de carton calendrier. Elle est ensuite humidifiée au brumisateur. Dans un autre pot (type pot de yaourt en verre), on prépare un mélange 50% colle vinylique + 50% eau chaude + 2 gouttes de produit vaisselle. On mélange bien. Cette solution est ensuite déposée en goutte-à-goutte sur la terre humide avec l’aiguille intramusculaire montée sur la seringue. C’est finalement la même technique que pour poser du ballast.

Pose du tapis végétal

Le tapis est découpé, au fur et à mesure, en petits morceaux aux dimensions souhaitées. Le morceau est humidifié au verso puis encollé avec de la colle vinylique diluée. Il est ensuite posé sur la terre fraichement encollée. Avec la seringue et l’aiguille, on injecte délicatement de la colle diluée dans les « racines » du tapis.

Buissons

La forme des buissons est à base de fibre synthétique ou d’anciens lichens synthétiques. Les fibres (ou anciens lichens synthétiques) sont humidifiées au brumisateur puis encollées sur leur base à la colle non diluée déposée avec un pinceau dédié. Elles sont mises en place.

De la colle en bombe est ensuite appliquée sur le buisson en prenant garde de ne pas en pulvériser sur le décor avoisinant. On découpe du flocage en filet de façon irrégulière puis on le place sur le matériaux. On injecte ensuite de la colle diluée dans le buisson avec la seringue.

Si le buisson se trouve au dessus d’une barre rocheuse, le flocage en filet peut déborder sur cette dernière pour figurer une végétation envahissante. On pulvérise alors préalablement de la colle en bombe sur la partie de rocher concernée.

Les terrains pentus

Si la pente est trop abrupte, on laisse la roche nue.

En revanche, sur les pentes plus douces, il est possible d’aménager de la végétation. Le terrain est préalablement encollée au pinceau avec de la colle vinylique diluée pour permettre à la terre d’adhérer et de ne pas s’accumuler en bas de pente. On y dépose un lit de terre puis quelques graviers. Les graviers sont déposés du bas vers le haut pour éviter qu’ils ne roulent vers le bas. On peut ajouter des branchages si des buissons sont à proximité. On travaille ensuite comme précédemment (brumisation et encollage en goutte à goutte).

Les rochers

Les rochers sont en écorces naturelles peintes. La végétation naturelle étant par nature envahissante, il est possible d’insérer du flocage dans les interstices.

Quelques images du résultat obtenu










Photos 2948 à 2957 : Végétalisation du relief négatif sur les Modulinos 01 à 04 du réseau Ho. Source : letraindemanu.fr

Les quatre premiers Modulinos du nouveau réseau modulaire sont désormais terminés. La gare Saint-Gisèle sur le réseau de la CIC peut désormais accueillir dignement ses usagers.

Il ne me restera plus qu’à  nettoyer et repasser un voile de peinture noire sur la façade et installer un éclairage avec bandeau supérieur.

Je vais donc pouvoir envisager de nouveaux modules.

Emmanuel


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2 commentaires

    1. La qualité des produits sélectionnés y est pour beaucoup. Ensuite, c’est un travail presque chirurgical pour travailler chaque cm2. Mais le résultat est effectivement plaisant. Cela sera plus sympa pour photographier les rames dans la gare.

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