Voiries hivernales sur le module 4


Épisode 275 – Alors que les premiers flocons recouvrent les sapins en fond de décor, il me faut préparer les voiries d’accès aux futurs chalets, avec neige et verglas.


Si la structure de la voirie a été façonnée lors des précédents travaux de menuiserie, la route et la placette, qui sont prévues pour accueillir les chalets proposés par Bois-Modélisme, n’ont toujours pas été enrobées. Pour varier des rues aux tons gris en Carton-Plume© dans ZI Nord et considérant que la chaussée dans Cordon sera finalement peu visible à cause de la neige, je décide d’utiliser du papier de verre. Le résultat est intéressant.

Photo 2228 : Route enneigée en montagne. Crédit : cassonadeetcamembert.fr

Une pose précise

J’utilise un papier de verre à grains très fins, de couleur noire. Certes, la matière et la teinte lui confèrent l’aspect d’un asphalte récemment rénové mais ces réhabilitations sont fréquentes sur les voiries montagnardes exposées aux rudes intempéries hiémales. Le matériau est découpé aux bonnes dimensions avec un cutter à lame neuve pour éviter toute déchirure. Il est ensuite collé sur la plateforme à la colle néoprène en gel, bien étalée avec un abaisse-langue au dos du papier pour éviter tout grumeau ainsi que sur la surface réceptrice préalablement nettoyée. La pose doit être absolument précise car le collage est quasi instantané (la colle vinylique à prise moins rapide risque de détremper et gondoler la matière). On débute d’un coté et on applique avec un rouleau dur qui fait office de raclette, mais sans risque d’abimer la surface et pour éviter toute bulle d’air. On laisse sécher.

Photo 2229 : La route de Cordon avant travaux puis pose du papier de verre. Source : letraindemanu.fr

Un lavis blanc

Sur les routes enneigées de Cordon, surtout en période de vacances de Noël, le trafic routier est assez soutenu. De fait, les passages des véhicules laissent des traces de neige fondue faisant apparaître le revêtement. En revanche, de chaque côté de ces ornières, la neige est plus épaisse.

Je commence donc par préparer un lavis acrylique blanc, très dilué pour obtenir un lait clair. La dilution est faite avec de l’alcool à 70° pour éviter d’imbiber le papier d’eau. Le lavis est appliqué avec un pinceau plat à poils souples par grosses gouttes : le lavis s’infiltre entre les grains par capillarité de façon irrégulière, ce qui est le but recherché : le bitume initialement noir blanchit légèrement.

Alors que la peinture n’est pas encore sèche, on fait rouler un véhicule miniature, de préférence d’occasion : on obtient ainsi les traces de roulement aux bons gabarits. Il ne faut pas hésiter à repasser plusieurs fois, créant, comme dans la réalité, des traces différentes. On fait de même sur la place en manœuvrant le véhicule dans les virages. Ces marquages terminés, on laisse cette fois sécher. Quant à la voiture, la peinture blanche sur les pneus la destine définitivement au module hivernal.

Neige fondue et verglas

Une fois les traces sèches, on applique du vernis brillant sur ces empreintes avec un tout petit pinceau. J’ai personnellement utilisé le reliquat de vernis appliqué il y a quelques mois sur le tableau de commande et de contrôle. Il faut passer au moins deux couches. Le résultat est assez épatant comparé aux moyens rudimentaires employés.

Photos 2230 et 2231 : La route d’accès avec son verglas. Source : letraindemanu.fr

Pour ce qui concerne la placette, je ne passe qu’une seule couche de vernis sur les nombreuses empreintes. En effet, les nombreuses manœuvres de véhicules laissent plutôt une mélasse de neige plus ou moins fondue.

Le second tronçon de route, au fond, est traité comme la première section, du moins pour cette première phase des travaux.

A ce stade, l’enneigement de la route n’est pas terminé, mais il me faut d’abord poser un trottoir.

Le trottoir

Sur cette route sensée relier la zone hôtelière au centre-ville plus bas, je décide d’implanter un trottoir, mais d’un seul côté, comme assez fréquemment dans le villages montagnards aux voiries étroites. N’ayant plus que du Carton-Plume© de 5 mm, je me rabats sur de carton de calendrier dont l’épaisseur de 2 mm est plus appropriée. La découpe est un peu fastidieuse surtout pour cette portion de route sinueuse.

Sur l’établi, le carton reçoit ensuite une couche de peinture acrylique gris béton clair. Alors que la peinture n’est pas sèche, je saupoudre du sable très fin, puis je laisse sécher. Une fois sec, j’applique sur le trottoir le même lavis blanc que celui déposé sur l’asphalte. On laisse sécher puis je pulvérise un voile de vernis en bombe. On laisse sécher.

Murs de soutènement

Il y a encore quelques reliefs qui n’ont pas été traités  : les parois côté voirie du relief d’avant plan. J’y applique un enduit de rebouchage travaillé à la spatule. Ces murs ne sont que partiellement visibles par le spectateur de la face latérale. Ils sont en gris béton (Blanc + noir + ocre clair).

Une fois la peinture sèche, le trottoir est collé à la colle cyanoacrylate Colle 21.

Végétation

Si le sol de fond de décor est essentiellement rocheux, le petit relief qui sépare les deux futurs chalets est herbeux. Je profite des travaux pour coller un peu de verdure à cet endroit.

Comme sur mes modules précédents, application au pinceau à poils durs d’un lit de colle vinylique non diluée, puis saupoudrage de terre naturelle. En fin collage de morceaux de tapis MBR. Enfin, injection de colle diluée avec une aiguille intramusculaire montée sur seringue.

Bien-sûr, cette verdure sera partiellement masquée par la future neige.

Photos 2233 à 2234 : La voirie d’accès aux chalets après la première phase des travaux. L’emplacement des bâtiments n’a pas été traité. Source : letraindemanu.fr

La pâte à neige et la colle à neige

Voici venu le temps de prévoir la neige dans cette portion du village, sur la voirie du moins pour cette phase de travaux.

La pâte à neige est une texture de la consistance d’un yaourt épais avec du sucre en poudre. Ce sont en fait des cristaux qui donnent un côté scintillant. Il faut bien mélanger la pâte avant son utilisation. Son rôle est avant tout de donner de la consistance, de l’épaisseur à la neige en poudre. De couleur blanche, elle se travaille avec des pinceaux, des spatules et d’une manière générale tout objet permettant de sculpter. Elle peut s’appliquer directement sur la surface, mais il est conseillé, surtout sur les supports lisses, d’appliquer préalablement la colle à neige. Le site du fabriquant indique qu’il faut attendre que la colle soit sèche pour apposer la pâte. Dans la vidéo ci-dessous on peut voir les différents produits proposés par la marque, mais ces produits sont disponibles chez d’autres fabricants (Bush, Wooland Scenics,…)

Dans le cas présent, pour ces travaux de voiries, cette pâte sera appliquée sur les rebords de la route, dans l’entre-axe des roues de voitures, sur le bords de trottoirs,…

Toutes les surfaces qui vont recevoir cette pâte à neige reçoivent une couche de colle à neige Noch 61138. C’est en fait une colle vinylique avec de la peinture acrylique blanche. On peut donc facilement en fabriquer chez soi. Cette colle à pour but de faciliter l’adhérence de la pâte.

Lorsque la colle est sèche, j’applique la pâte à neige Noch 08752. J’utilise la petite cuillère qui m’a servi à brasser la texture. La pâte est ensuite déposée par petites quantités avec un petit abaisse langue, puis travaillée avec un pinceau plat. L’idée est de bien délimiter la surface traitée et de donner un aspect irrégulier en surface. La pâte met 3 à 4 heures pour sécher.

Photos 2235 à 2237 : Application de la pâte à neige. Source : letraindemanu.fr

A ce stade donc, mes voiries sont blanchies et verglacées. Les amas de neige sont texturés. Il ne me reste donc plus qu’à appliquer la neige en poudre. Cette dernière étape sera réalisée lorsque tout le site sera traité à la pâte à neige.

Prochains travaux : enneigement du relief de premier plan.

Emmanuel

2 commentaires

    1. C’était une impro totale car je n’avais jamais fait auparavant. J’ai donc cherché ce qui pouvait restituer cette brillance d’une route verglacée. C’est en regardant mon TCC que j’ai pensé au vernis brillant. Et j’avoue que le résultat me plait bien. Une technique facile à reproduire avec des moyens accessibles à tous. Comme j’aime.

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