Le son : quatrième dimension d’un réseau de train miniature



Épisode 238 – L’ambiance sonore d’un réseau de train miniature contribue à  améliorer substantiellement le réalisme global de l’atmosphère qui se dégage du décor visuel. Dans cet épisode, je vous propose de réaliser le montage de la bande son du réseau. 


Il existe depuis longtemps des accessoires pour produire des sons sur nos réseaux. En effet, qui ne se souvient pas des cloches mécaniques Märklin, quelque peu grossières, actionnées par une simple manivelle ? Ces cloches ont ensuite été électrifiées, leur moteur à solénoïde étant déclenché par un simple bouton poussoir qu’il fallait manipuler pour chaque tintement.

Les modules sonores

Puis des modules électroniques ont été commercialisés. Avantage, ces électroniques restituent des sons enregistrés ce qui permet de diversifier leur contenu. Ces boitiers, vendus généralement avec leur petit haut-parleur, sont peu onéreux mais ont cependant deux inconvénients majeurs : leur faible capacité numérique, de quelques dizaines de secondes à quelques minutes, et leur coût si on multiplie les modules. Ce sont donc des produits essentiellement adaptés à des sons répétitifs et très localisés, telle une sonnerie de passage à niveau ou une cloche d’église. Même si des modules multipistes sont désormais disponibles dans le commerce, ils sont souvent thématiques (bruits d’animaux dans une ferme par exemple), mais chaque piste n’est souvent que d’une durée relativement limitée. La plupart des modules disponibles aujourd’hui permet d’enregistrer ses propres sons, mais a le même inconvénient de capacité et donc de durée. Ce ne sont donc pas des produits adaptés pour restituer une ambiance sonore d’atmosphère de longue durée. Ils sont utiles mais pas suffisants.

Photo 1797 et 1798 : Cloche mécanique et sonnerie électrique Märklin & module électronique sonore Busch. Source : internet

Les locomotives digital Sound

Depuis l’avènement du numérique dans le matériel moteur sous l’impulsion du constructeur Märklin dans les années 80, de nombreuses locomotives sont depuis proposées avec une sonorisation embarquée qui contribue à donner une nouvelle dimension au réseau. C’est un véritable progrès mais qui ne peut se suffire à lui-même. De plus, les différents sons, allant du bruit de la motorisation au sifflet en passant par différentes étapes de roulement, nécessitent des actions sur la console de commande, ce qui, en présence de nombreux engins motorisés, peut vite s’avérer fastidieux. Sans compter la cacophonie. Enfin, ces électroniques embarquées ne concernent que les engins de traction. Insuffisant pour restituer l’ambiance générale de ce monde miniature. Il faut donc compléter ces dispositifs individuels par un bruitage plus global. Enfin, le problème reste entier pour les réseaux analogiques.

Fabriquer sa bande son : accélérer le temps

Partant de ce constat et toujours dans le contexte d’un budget contraint, je vais confectionner une bande son spécifique pour mon réseau. L’avantage indéniable est que j’obtiendrai une ambiance personnalisée selon mes attentes et mes goûts. Le tout gratuitement. Le principe de base reste adaptable à votre installation. L’idée est de restituer la chronologie d’une journée complète sur une séance de jeu de quatre heures, soit un temps accéléré six fois. Ce choix n’est pas arbitraire : une heure se déroule en seulement dix minutes, ce qui est finalement assez court pour manœuvrer les wagons dans ZI Nord, thème majeur du réseau en devenir.

Vous pouvez bien-sûr choisir une accélération temporelle différente (en l’espèce plus rapide pour une séance de jeu sur trois, voire seulement deux heures), mais on se heurte rapidement à la réalité : la vitesse des convois. Même avec des distances compressées, notamment dans les coulisses, la vitesse à l’échelle dans les parties visibles ne correspond pas à la compression de temps. D’autant qu’avec des engins numériques et paramétrables individuellement, il est aujourd’hui possible de régler les vitesses des locomotives à l’échelle (A ce propos, je vous invite à visiter le site  user.telenet.ne qui propose un convertisseur à différentes échelles). De plus, il faut toujours à l’opérateur un temps incompressible pour réaliser ses manœuvres. Il faudra trouver des compromis spécifiques à votre type d’installation.

Le changement d’échelle, le N par exemple, ne résout pas trop la problématique temporelle. En effet, le choix du 1/160 est dicté par deux critères : soit le modéliste n’a pas assez de place pour du HO et choisit le N ou Z pour compenser et la problématique est alors identique, soit il dispose d’une surface égale voire plus importante mais profite alors de la situation pour augmenter le linéaire visible (gare ou pleine ligne plus longue par exemple),  c’est à dire la partie la moins compressible temporellement.

Agrandir artificiellement le réseau

Nous sommes tous confrontés à la même problématique d’espace et notre réseau sera toujours trop petit. La bande son va ici permettre de l’agrandir artificiellement en suggérant une vie au-delà de notre installation. Ainsi, sur mon module ZI Nord de 200 x 50 cm, l’audio permet de suggérer des bâtiments non représentés comme l’église ou l’école, sensés se situer derrière les immeubles de fond de décor. Dans le même esprit, le montage sonore va donner vie à cette bourgade semi-rurale en évoquant les activités humaines quotidiennes : travail, marché,…

Photo 1799 : le module ZI Nord en août 2020. Source letraindemanu.fr

Sur cette bande son, ne vont figurer que des bruits d’atmosphère qui guideront le spectateur : bruits de la nature, brouhaha des activités humaines, vacarme automobile, sonneries d’école et cloches d’église,…. Les bruits de l’activité ferroviaire n’y seront pas inclus : la sonnerie de passage à niveau sera confiée à un module électronique, tout comme le bruitage de locomotives (pour celles dépourvues de sonorisation embarquée). Seuls quelques bruits de la gare pourront être insérés dans la bande son.

Logiciel de montage vidéo

Pourquoi utiliser un logiciel de montage vidéo pour fabriquer une bande son ? Simplement pour pouvoir incorporer des images, en l’espèce des titrages de temps qui faciliteront mes repérages sur les pistes.

Le logiciel utilisé est une ancienne référence Vidéodeluxe17® de chez Magix®, un logiciel vidéo très complet à un prix abordable. Il existe des versions bien plus récentes chez ce fabriquant. Il faut un peu de temps pour se faire la main sur tous ses outils, mais on y prend vite goût. En plus, ce logiciel sera utile également pour réaliser de jolies vidéos de votre réseau ou d’une exposition. Le logiciel peut accepter jusqu’à 32 pistes audio/vidéo, ce qui est très confortable. En attribuant un type de son par piste, cela facilitera le travail sur les différents jours de la semaine. Il me suffira de copier le fichier original intitulé  » bande son lundi  » et de retirer ou d’ajouter d’autres sons (par exemple bruit de marché le dimanche au lieu de bruits d’école) sans avoir à tout recomposer. D’autant que sur une bande son de quatre heures, les objets (les pièces de ce puzzle) de quelques dizaines de secondes, seront difficilement visibles à l’écran, sauf à augmenter la visibilité de la timeline en l’étirant. On travaille ici à l’image près, soit 25 images par seconde. J’affiche le compteur de durée qui me facilitera également le travail, en n’oubliant pas que cet afficheur est lui en temps réel (quatre heures).

Photo 1800 : Le logiciel de montage utilisé pour le montage de la bande son du réseau. Source : letraindemanu.fr

Je précise que la bande son en préparation ne concerne que ZI Nord. En effet, cette bande son sera remixée ultérieurement avec la bande son du dépôt : en stéréo, la bande son ZI Nord sera sur le canal gauche et la bande son dépôt sur le canal droit.

Ne travaillant que sur des pistes audio (la piste 1, seule piste images est mise en muet lors de l’encodage), le temps d’encodage est très court. L’encodage est la phase de mixage de toutes les pistes pour ne finaliser qu’un seul fichier final (un encodage de vidéo peut prendre plusieurs heures pour quelques minutes de film selon la capacité de l’ordinateur). Il m’a fallu par exemple près d’une heure pour encoder le film sur le train touristique de Soulac, film d’une durée de 12’10« . L’encodage de la seule bande son ne m’aurait pris que quelques minutes.

Tout le travail se fait uniquement avec un bon casque audio. On travaille à la souris exclusivement avec un ordinateur de bureau ayant une bonne mémoire RAM et un processeur rapide. L’idéal est d’avoir deux écrans, surtout pour un film vidéo.

Piste 1 : la chronologie

Sur la piste 1, je me confectionne un titre d’une durée de dix minutes exactes. Je démarre de l’horaire minuit > 01 h00. Je démarre de minuit, car ce sera l’heure de début de travail dans le dépôt. Je duplique 23 fois pour obtenir 24 créneaux horaires mis bout à bout et je change chaque intitulé en conséquence. J’obtiens ainsi une bande visuelle de quatre heures m’indiquant chaque créneau horaire de la journée. La piste est ensuite verrouillée pour éviter toute modification indue.

Sur la photo 1863 suivante : la piste 1 est provisoirement occupée par un seul titrage de 4 heures qui fixe la longueur du film. La piste 2 est occupée par 24 titrages de 10 minutes mis bout à bout. Ces 24 titres sont ensuite groupés (c’est à dire soudés) pour former un élément indivisible qui peut être manipulé pour être placé sur la piste 1 en remplacement du titrage de 4 heures. Nous obtenons notre échelle de temps pour la suite du montage. Sur la photo, le curseur, ligne rouge verticale, est positionné sur la tranche 9 à 10 heures du matin.

 

La piste 2 : l’église, repère temporel

En milieu rural dans les années 60, les cloches d’églises indiquaient les heures, également souvent la nuit, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Cette cloche va donner une première indication horaire à vos spectateurs en plus de donner vie à votre diorama ou réseau.

Je choisis donc une vidéo de cloche d’église à midi (pour avoir douze coups) et son Angélus. La bande son initiale est retravaillée dans l’interface audio pour un son de qualité. Le volume est abaissé : l’église n’étant pas visible sur mon réseau, elle est sensée être éloignée donc moins forte. Puis l’objet est dupliqué 23 fois pour obtenir 24 objets identiques. Ils sont placés en piste 2 au début de chaque heure. Bien-sûr, l’objet est raccourcis pour obtenir le nombre de coups de cloche correspondant à chaque horaire. L’objet complet n’est qu’à midi, heure de l’Angélus. La cloche à une résonnance finale à conserver pour chaque séquence. Pour les horaires précédents, je coupe les premiers temps : ainsi, pour 05h00 par exemple, je ne conserve que les cinq derniers coups et non pas les cinq premiers. Les douze séquences de la première mi-journée sont ensuite groupées (rendues indissociables) puis dupliquées pour ensuite les appliquer à l’identique à la seconde mi-journée.

La piste est ensuite verrouillée.

La piste 1 (titres) est mise en muet afin de n’encoder que la piste 2. Ainsi j’obtiens un fichier son de quatre heures avec uniquement la cloche de l’église, l’idée étant de n’avoir qu’un seul fichier pour les 24 créneaux horaires. Cet unique fichier vient remplacer les 24 fichiers précédents sur la piste 2 qui est maintenant verrouillée pour éviter toute modification indue.

La piste 3 : l’ambiance rurale

La piste 3 est destinée aux bruitages de fond, un bruitage  » ambiance rurale  » avec des sons de la nature essentiellement puisque mon réseau se trouve en zone rurale. Il faudra rechercher des ambiances plus  » urbaines  » pour un réseau représentant une ville plus dense. On trouve ces bruitages facilement sur les plateformes vidéos. C’est ce temps de recherches qui est le plus chronophage. Vous pouvez également capter vos propres sons avec votre téléphone portable, pour peu de ne pas avoir de bruits parasites : souffle du vent dans le micro, froissement de vêtements, échanges verbaux avec votre voisin. Et puisque vous n’êtes pas intéressé par la captation vidéo, votre téléphone peut être tenu discrètement (dans une gare par exemple). Vous pouvez aussi simplement utiliser la fonction magnétophone, moins gourmande en espace mémoire. Pratiquant le montage vidéo depuis plusieurs années, je dispose d’une banque de sons post-production de plusieurs milliers de bruitages. Ils vont m’être utiles pour diversifier mon mixage.

Je télécharge les vidéos souhaitées via un convertisseur. Comme je ne suis intéressé que par la bande son, je télécharge en MP3, ce qui est très rapide, d’autant que les fichiers-sources sont souvent des vidéos de plusieurs heures. Les fichiers audio sont renommés et insérés dans un fichier dédié pour ce montage. Le montage lui-même, sorte d’énorme puzzle qui constitue un fichier spécifique au logiciel, y est également rangé et sauvegardé sous forme d’une copie de secours à chaque modification. En effet, le logiciel est gourmand en ressources et les plantages de l’ordinateur (ordinateur de bureau exclusivement) sont possibles d’autant si l’ordinateur est faible en mémoire RAM et processeur.

J’ai choisi des bandes différentes pour l’ambiance  » nuit  » et l’ambiance  » jour « , qui se différencient essentiellement par les bruits des animaux. En zone urbaine, c’est la densité du trafic routier qui diminue. Dans une interface audio, le logiciel permet de travailler la qualité et de nombreux paramètres du son : élimination des bruits de fond (bruit de camera de captation,..), équaliseur, stéréo, écho, réverbération,…

La bande son  » ambiance  » est à volume normal : c’est le son principal qui va servir de référence à tous les autres objets sonores. A ce stade, il est possible de n’encoder que la première minute afin de réaliser un test et estimer le volume sur le futur lecteur du réseau. Une fois le travail terminé, la piste est verrouillée.

Lorsque votre piste de quatre heure est complète, il est possible de n’encoder que celle-ci (toutes autres pistes sont mises en muet). Ainsi, j’obtiens un fichier son de 240 minutes. Cet unique fichier est positionné en piste 3 en remplacement des fichiers précédents.

A ce stade donc, j’ai déjà l’ambiance sonore générale de mon module ZI Nord.

Séquence orage, sur la piste 4

Histoire de varier un peu les sons notamment de nuit, plus calme en activité humaine, je conçois une séquence orage avec pluie et tonnerre. Pour ce faire, je vais utiliser plusieurs pistes disponibles pour mixer les sons : tonnerre au loin, puis apparition de la pluie avec tonnerre se rapprochant pour devenir plus présent. Au loin, quelques chiens hurlent à la mort. Puis l’orage s’éloigne.

Il faut faire plusieurs essais jusqu’à l’obtention d’une séquence cohérente. J’ai opté pour une séquence de 6 minutes 13, soit un orage d’un peu plus d’une demi-heure. Cette séquence est ensuite encodée (mixée) pour n’obtenir qu’un seul fichier final. Ce fichier est placé en piste 4. Le son de la piste 3 (ambiance rurale et animaux sauvages) sera abaissé sur ce créneau horaire, les animaux, en particulier les oiseaux étant plus discrets pendant l’orage.

Sur la photo 1802 ci-dessous, on voit le même type de montage pour une autre séquence.

Séquence marché, sur la piste 4

La séquence marché va apporter une ambiance de longue durée puisqu’elle sera d’un peu plus d’une heure réelle pour représenter six heures fictives.

On trouve assez facilement de la matière sur internet, avec des commerçants qui interpellent des clients. Plus difficile est de trouver des crieurs avec des prix en francs. On peut aller chiner sur des documentaires d’époque plus ancienne qui, après téléchargement, devront être expurgés des séquences avec musique ou voix off. J’ai même trouvé des séquences de films avec des gendarmes qui contrôlent les commerçants ou les clients. On peut ajouter en début et fin de séquence des bruits de déchargements et de remballement des marchandises avec des bruits de camions et fourgons.

Tout cela est mixé pour n’obtenir qu’un seul fichier final de 1 heur 06 minutes, placé de 7 heures le matin à 13 h 30 en temps fictif. le fichier est positionné en piste 4 sur ce créneau horaire. Le volume de ce fichier est abaissé pour suggérer un brouhaha lointain.

Pistes 5 :  l’école, profondeur artificielle

La bande son concerne un jour de semaine. Pour un jeudi (années 60), un samedi après-midi, un dimanche ou un jour férié il faudra supprimer ces séquences école. Là encore, l’idée est d’apporter de la vie imaginaire dans le réseau, de lui apporter de la profondeur artificielle en suggérant des bâtiments non représentés physiquement et de donner des indications temporelles au spectateur. Je cherche donc des séquences de récréation prises en plan large (ce qui exclut toutes les vidéos prises par des ados dans la cour avec des échanges verbaux inappropriés). J’ai essayé de trouver une récréation de jeunes enfants pour suggérer une école élémentaire.

Cette séquence téléchargée, on la travaille dans le bloc audio pour améliorer la restitution. Le volume est abaissé : comme l’église, l’école n’est pas visible, elle est donc lointaine, donc moins audible. L’objet est ensuite dupliqué pour obtenir trois séquences le matin (entrée à 8h30, récréation de 10h00 et sortie à midi) et trois séquences l’après-midi (entrée de 13h30, récréation de 15h00 et sortie à 16h30).

Chaque séquence récréation est ponctuée de la traditionnelle cloche annonçant l’entrée en classe et la fin des cours (une sonnerie pour une époque IV ou un carillon électronique pour un réseau moderne. Ces sons officiels se trouvent sur internet sans problème).

La séquence est mixée puis posée en piste 5 aux horaires voulus. Les volumes sonores sont là encore abaissés pour évoquer une école hors champs visuel. La piste est verrouillée.

Photo 1803 : La timeline lors du montage de la bande son du réseau. Source : letraindemanu.fr

Piste 6 : les pompiers, un peu d’action.

Ma ZI Nord est dotée d’un centre de première intervention (CPI) situé au premier plan du module. Il est armé d’un fourgon-pompe léger, d’une ambulance et d’un véhicule tout usage. Son effectif est de 16 sapeurs-pompiers volontaires qui  » décalent  » sur appel par sirène civile. En 2020, les pompiers sont alertés par bips et la sirène ne sonne qu’une fois par mois (essais mensuels) ou en cas de catastrophe majeure (accident technologique, catastrophe climatique). La sirène officielle n’est pas difficile à trouver. Plus compliqué est de trouver un avertisseur sonore pompier ancien à compresseur pneumatique qui n’a rien à voir avec l’actuel avertisseur électronique. Je l’ai trouvé dans ma banque de bruitage, mais vous pourrez en obtenir sur une séquence filmée d’un défilé de véhicules anciens.

Ce CPI est actif : deux sorties par jour. J’intègre donc une séquence sirène vers 11h00 (pour ne pas interférer avec les bruits d’école) et 1m30 plus tard (soit 9 mn en temps accéléré) le bruit du deux-tons du véhicule quittant la caserne. C’est le temps qu’il faut aux pompiers pour se rendre à la caserne, s’équiper et partir en intervention. La séquence est renouvelée l’après-midi.

Ce départ en intervention peut être justifié par un accident de la route (avant la sirène) qui sera l’occasion d’ajouter un avertisseur ambulance ou véhicule de police. Attention cependant aux tonalités différentes d’un pays à l’autre et surtout d’une époque à l’autre.

Photo 1804 : le centre de première intervention des sapeurs-pompiers dans ZI Nord. Source : letraindemanu.fr

Un travail long 

Ce travail est long car il est très chronophage en temps d’écoute.

A ce stade, je dispose déjà d’une bande son de quatre heures qui restitue une ambiance générale (sons d’animaux ruraux, sons de météo) et quelques activités humaines (marché, école et pompiers).

Il me reste encore un gros travail pour évoquer toute l’activité industrielle de la zone, bruitages des véhicules en particulier. Ces séquences seront travaillées de la même façon que les séquences précédentes. Il faudra juste penser à l’aspect stéréo de ces animations : les bruits de la société Laure Noirt par exemple, auront une balance prédominant à droite alors que les sons de la STPM seront à gauche. Je travaillerai entreprise par entreprise pour faciliter le montage, chaque entreprise étant sur une piste différente pour faciliter les modifications ultérieures.

Les dernières pistes seront utilisées pour des sons plus globaux tel le trafic routier dans la zone.

Il faut veiller à rester cohérent : par exemple utiliser un trafic sur route mouillée après l’orage et s’approcher au plus près de l’époque (bruits de moteur différent pour les véhicules, les klaxons,…).

Après cet exposé sommaire sur le logiciel, il ne vous reste plus qu’à laisser libre cours à votre imagination. Les possibilités sont infinies.

Emmanuel

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