Ciel orageux pour le dépôt : avantages du réseau en tour de pièce



Épisode 198 – Début des travaux sur le module dépôt. Après l’infrastructure, aujourd’hui, je prépare le fond de décor de ce second tronçon. Préparez vos pinceaux… Et une éponge.


La ZI Nord est baignée d’un fond de décor estival au ciel azuréen à peine brumeux. En soit, un simple dégradé du gris clair au bleu soutenu était assez simple à reproduire. Peintures acryliques Pébéo appliquées au pinceau par passes horizontales, du plus clair (en bas) au plus coloré (en haut).

Réseau tour de pièce pour varier les spectacles

Avantage du réseau modulaire en tour de pièce, il n’est jamais visible en son entier par le spectateur, contrairement au réseau monolithique que l’œil embrasse dans son intégralité.

Le réseau périphérique autorise donc plus de variétés dans le décor, surtout s’il est construit de façon modulaire en caissons indépendants, généralement avec un thème par coté. Il est alors plus facile de faire cohabiter des environnements différents même antinomiques : ville / campagne / montagne , été / neige hivernale, jour / nuit, sans crainte d’invraisemblances visuelles. Le réseau de la Compagnie Industrielle et Commerciale est ainsi conçu par modules, chacun évoquant un tronçon de la ligne : ZI péri-urbaine pour le premier, dépôt pour le second, section enneigée pour le futur module 3. J’imagine que plusieurs kilomètres séparent chaque scène. Outre cet aspect esthétique, cette disposition a de nombreux avantages spatiaux dont ceux d’optimiser le linéaire parcouru, idéal pour les longues rames même si ce n’est pas mon thème, et d’élargir les courbes, plus confortables pour les longues rames modernes. Cette approche permet également de mieux intégrer la construction dans une pièce de vie commune avec une présentation sous forme de vitrines murales sous lesquelles peuvent être incorporées bibliothèque ferroviaire et rangements divers.

Photo 1410 : Travaux sur le fond de décor du module dépôt. Source : letraindemanu.fr

Travailler du fond vers la façade

Après l’expérience de ZI Nord, je prend la décision de planifier mon travail du fond de décor vers la façade afin d’éviter les contorsions et les risques de détérioration des décors de premier plan.

Plateforme de voie

Pour cette seconde tranche, j’ai souhaité avoir un petit relief négatif. Pour ce faire, ma plateforme de voie est montée sur des morceaux de tasseaux découpés à la scie à chantourner. Pour avoir de piliers bien d’équerre, une chute de tasseau est fixée sur le plateau de la scie et me sert de guide pour ces découpes répétitives..

Photo 1411 : Découpe des piliers et pose de la plateforme de voie principale. source : letraindemanu.fr

Dépôt sous un ciel orageux

Ce second module est perpendiculaire au premier. D’une longueur utile de seulement 132 cm, je souhaite en faire un écrin plus rural et verdoyant pour stationner mes locomotives à vapeur et peut-être de futurs engins diesel. Pour changer de mon thème industriel plus estival, j’ai décidé d’évoquer une météorologie plus tourmentée avec un ciel plus orageux.

Pour préparer la surface, j’ai appliqué une teinte acrylique gris claire avec un simple gros rouleau. Cette première couche me sert d’apprêt et de teinte de fond. Ce ciel grisâtre ennuagé est composé à base de peintures acryliques Pébéo que l’on trouve facilement dans le rayon arts graphiques des grandes enseignes. Je n’utilise que quatre couleurs de base : Blanc de Titane, Noir de Mars, Ombre naturelle et Ombre brûlée. Sur la palette, une grosse noisette de blanc et une noisette de chaque autre couleur. Contrairement aux travaux de peinture des mois précédents, je n’utilise aucun diluant.

Je débute par un orange dégradé à hauteur du futur horizon pour suggérer un soleil couchant. Cette première teinte sera en grande partie masquée par le futur talus.

Après avoir choisi quelques photos inspiratrices, je poursuis par un blanc à peine gris. J’ai voulu suivre les conseils de notre ami alsacien LPAT67 en travaillant avec un petit pinceau d’un mouvement circulaire. Sans doute pas aussi doué que lui, le résultat ne m’a pas convaincu. J’ai donc décidé de travailler à l’éponge, avec une petite éponge synthétique. L’avantage de cette technique est de mieux pouvoir fondre les couleurs. Le mouvement est circulaire ou plus exactement en ovale. Par touches aléatoires, je travaille du plus clair au plus foncé avec des dégradés de gris. Les teintes plus sombres servent essentiellement à souligner les reliefs. En cas de raté, les retouches sont aisées. On peut y revenir même plus tard sans inconvénient esthétique.

Photos 1412 à 1414 : les différentes étapes de peinture du fond de décor. Source : letraindemanu.fr

Après une après-midi de travail, j’ai obtenu un ciel orageux qui m’a convenu. Peut-être y aurait-il des retouches à envisager, mais je crains que le mieux soit l’ennemi du bien. Je vais donc laisser poser et je corrigerais si besoin en fonction de l’avancée du décor.

Emmanuel

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