Installation des premiers signaux


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Episode 51 – Avant d’implanter les signaux à leur place définitive, il me faut les préparer. Sortons le matériel de peinture et le fer à souder.


Mes deux premiers signaux enfin réceptionnés, il me faut préalablement les préparer. Avant toute chose, il faut vérifier leur bon fonctionnement. Même si le fournisseur est sérieux et a lui-même procédé aux tests avant expédition, on n’est jamais à l’abri d’une panne ou d’un défaut. Chaque lampe est ainsi contrôlée.

La dalle en béton

En réalité, un signal est toujours accolé à un certain nombre d’équipements qui sont nécessaires à son bon fonctionnement : On peut notamment citer l’armoire électrotechnique (alimentation, relais des circuits de voie) et une armoire ou caisse à accus (en cas de panne de courant). C’est le minimum à figurer sur le réseau. Il faut donc non seulement que le signal repose sur une base stable mais aussi que cet espace soit suffisant pour recevoir les équipements précités. Cet espace peut être aménagé en fonction des conditions locales.

Mes signaux sont donc collés sur une petite plaquette de Carton-Plume de 10mm d’épaisseur dont la face visible a été pelée. La fixation est réalisée avec une colle dite « universelle« . Il convient donc de tester sur une chute de Carton-Plume votre colle, car certaines colles à solvant peuvent attaquer irrémédiablement la mousse. Bien-sur, avec une pointe, j’ai percé la plaque pour permettre le passage des câbles. Il faut travailler en douceur : les fils sont fins et les soudures fragiles.


Photo 274 : Collage d’un signal sur sa plaque de base. Source : letraindemanu.fr

Une fois les signaux collés sur leur socle, il convient de peindre la dalle. J’ai personnellement opté pour un travail avec les peintures acryliques Pébéo, de la même gamme que celles utilisées pour mon fond de décor. Un mélange de blanc agrémenté d’une noisette de noir et un peu de terre à décor ocre clair, le tout très légèrement dilué avec quelques gouttes d’eau. Il faut y aller avec parcimonie sur le noir, car la teinte qui parait claire sur la palette va beaucoup s’assombrir au séchage. Je me suis fait avoir ! Il vaut donc mieux passer une première teinte grise très claire, quitte à l’assombrir avec une seconde passe.

Lorsque la teinte définitive est bien sèche, j’utilise ma technique de la cendre de cigarette pour patiner ma dalle. Comme pour les voiries et ma cour pavée, j’étale la cendre au pinceau-brosse n°10. La cendre va ainsi éclaircir mon béton et patiner la dalle. De la terre à décor « ocre clair » et « noir poussière » complètent cette patine.

Photo 275 : Patine des socles. Sur le signal du bas, le socle après peinture. Sur le signal du haut, le socle après patine. Source : letraindemanu.fr

Je protège la cible avec un petit sachet plastique. Un vieil emballage de visserie convient très bien pour ne protéger que la cible, les leds et les soudures, tout en laissant à l’air libre le mat et le socle. Je pulvérise ensuite le tout d’un voile de vernis mat qui va d’une part protéger ma peinture et d’autre part déposer un film sur le mât, bien trop lisse pour accrocher la terre à décor.

Patine du signal

Sortis de leur boite, ces signaux sont bien trop neufs pour être posés tels quels. Lorsque le vernis est bien sec, j’applique de la terre à décor « noir poussière » sur le mat en insistant sur sa base, l’échelle et la passerelle.

Photo 276 : Patine des cibles. Source : letraindemanu.fr

Mise en place des pancartes

Chaque signal est fourni avec des pancartes imprimées sur une fiche cartonnée type bristol :
– D’identification (lettres blanches sur fond noir) : Nf (Non franchissable), F (Franchissable), PR (permissivité restreinte) et BM (Block manuel) ; A (Avertissement, sur cibles circulaires uniquement),  D (Disque, sur cible circulaire uniquement), GA (Guidon d’arrêt, signal spécifique)
– De cantonnement (lettres noires sur fond blanc) : BM, PR, …
– De repérage : ex : C1225, cv159,… (Ces dernières sont à fabriquer sur imprimante pour les personnaliser).

Les signaux à cibles rondes (A ou D) ne sont pas des signaux de cantonnement.

Je vais placer sur chaque mât une plaque d’identification Nf (signal pouvant présenter le carré) et une plaque de cantonnement BM (ma ligne étant gérée en Block manuel de voie unique).

En réalité, je ne suis pas certain que la plaque de cantonnement se situe sur ces signaux. En effet, dans ce type d’implantation VD3142, les manœuvres se font sous « Mcli » jusqu’au sémaphore de cantonnement, lui même protégé dans le sens inverse par un carré d’entrée. Mais comme ces signaux sont trop distants pour être représentés, j’ai donc choisi cette disposition des pancartes.

Photo 277 : Patine des mâts. Source : letraindemanu.fr

Il me manque encore le panneau « téléphone » et la flèche blanche pour le signal implanté à droite.

Electricité

Sortons le fer à souder. Je suis en présence de huit fils par signal :
– Noir : masse œilleton
– Noir/blanc : positif œilleton
– Noir : masse cible
– Rouge 1 : second feu du carré
– Rouge 2 : sémaphore (Notez qu’il est donc possible en théorie d’obtenir les deux indications carré/sémaphore)
– Blanc : Manœuvre
– Orange : Avertissement
– vert Voie libre.

Tous les fils sont étamés avec un fer à souder position 40w. Attention à ne pas vous attarder sur la soudure pour ne pas cramer une led. Puis, les deux fils noirs de masse sont soudés ensemble. Je fais de même avec les deux fils rouges puisque je ne veux que l’indication carré. Enfin, je soude le fil vert avec le noir/blanc puisque l’œilleton ne sera allumé qu’au feu vert. Le fil jaune ne sera pas connecté.

Photo 278 : Soudure des câbles des signaux. Source : letraindemanu.fr

Maintenant que tout cela est terminé, je procède à une dernière vérification des leds. Tout fonctionne parfaitement, mes signaux peuvent donc être fixés à leur emplacement définitif, juste après le passage à niveau (pour des raison de place), bien que dans la réalité ils seraient sans doute positionnés avant. Le modélisme, c’est aussi et surtout des compromis.

Photo 279 : Les signaux sont définitivement implantés. Source : letraindemanu.fr

Sous le plateau, chaque signal est connecté à une barrette dominos à cinq voies. Il ne restera plus qu’à les connecter sur mon futur tableau de commande. Cette connectique me permet d’envisager par la suite un branchement sur un décodeur si je souhaite le numériser ultérieurement.

Emmanuel

6 commentaires

  1. Bonjour
    Je ne comprend pas vraiment la fonction d’un semaphore,voulant me lancer dans la construction d’un resau a plusieurs voies,Pourriez vous m’aiguiller

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    1. Bonjour,

      Le sémaphore est un signal de cantonnement qui sert à espacer les trains sur un itinéraire. Il est représenté par un seul feu rouge et impose l’arrêt. En bloc automatique lumineux, il peut être franchi sous conditions (plaque F). En bloc manuel et bloc a permissivité restreinte il est non franchissable.(plaques BM ou BAPR). Le sémaphore se trouve généralement en pleine ligne.

      Le sémaphore ne doit pas être confondu avec le Carré qui est un signal de protection (d’aiguilles en général). Le carré présente deux feux rouges et n’est pas franchissable sauf sur ordre écrit. Le carré se trouve généralement en entrée et sortie de gare.

      Difficile ici de résumer le signalisation. Je te conseille de visiter le site de Xavier Geillon. Il est bien fait et didactique pour découvrir les bases.

      A bientôt

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      1. Il y a deux types de signaux : mécaniques et lumineux.

        Les mécaniques ont leur propre moteur pour actionner la palette.

        Il faut donc deux branchements : un pour le signal (moteur et/ou ampoules) et un pour la section de voie d’arrêt avant le signal. En analogique, on utilise des relais et en numérique des décodeurs.

        Pour reprendre mon installation, mes signaux n’influencent pas la marche des trains, c’est à moi de piloter mes locos en fonction des signaux. Mes signaux sont donc de simples ampoules branchées sur des inverseurs ON/ON (sans point milieu).

        Pour une influence sur le rail, il faudrait des inverseurs bipolaires ou des relais.

        Certains anciens signaux Märklin étaient dotés de leurs relais.

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  2. Bonjour j’ai exactement les mêmes signaux « france fournitures modelisme ».
    Comment faites vous pour les faire fonctionner svp ?

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    1. Les miens n’ont qu’une fonction décorative, ils sont simplement branchés sur un inverseur : le commun à la masse 12v CC -, le rouge et le vert sur l’ inverseur branché au + 12v cc.

      Si tu veux avoir une fonction d’arrêt sur la marche des trains, il te faut un relais en analogique ou un décodeur en numérique.

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