Episode 493 • Retour en vidéo sur ce week-end très réussi au dépôt du Chemin de fer des Chanteraines. Découvrez les coulisses d’un réseau ferroviaire unique en Île-de-France !
Les 6 et 7 juin 2026, le Chemin de fer des Chanteraines (CFC) a orchestré des journées portes ouvertes exceptionnelles au sein de son dépôt de Villeneuve-la-Garenne. Entre vrombissements de moteurs d’après-guerre, panaches de vapeur séculaires et innovations technologiques, letraindemanu.fr vous invite à découvrir les coulisses d’un patrimoine ferroviaire vivant et d’une aventure humaine hors norme.

- Un défilé de matériel historique et d’innovations
- Le reportage vidéo : Au cœur de l’évènement
- Vapeur vive et prouesses techniques en voie de 600
- Plus de 40 ans d’histoire et de passion humaine

Un défilé de matériel historique et d’innovations
Pour ce week-end de célébration, l’association du CFC — délégataire de ce service public de transport unique au sein du parc départemental des Hauts-de-Seine — n’a pas fait les choses à moitié. Les équipes techniques avaient mis sur rails un véritable musée roulant, témoin de l’évolution de la traction ferroviaire.

Le public, venu en nombre sous un soleil radieux, a pu admirer une diversité de convois rarement égalée :
- Trois locomotives à vapeur centenaires, véritables joyaux mécaniques, crachant leur ferveur d’antan.
- Plusieurs locotracteurs diesel d’après-guerre, au ronronnement caractéristique et à la robustesse éprouvée.
- Deux locotracteurs électriques de dernière génération, livrés en 2023, illustrant la transition écologique du réseau.

Pour parfaire le spectacle, quelques rames de marchandises historiques ont été sorties des remises, offrant aux ferroviphiles des manœuvres dans le dépôt et des circulations supplémentaires sur un tronçon de la ligne.
Le reportage vidéo : Au cœur de l’évènement
Pour ceux qui n’ont pas pu faire le déplacement, ou pour les passionnés désireux de revivre l’événement (sans l’odeur de l’huile chaude et du charbon), la rédaction vous a préparé une immersion totale en vidéo.
Découvrez le grand reportage de l’événement et plongez dans les coulisses de ce réseau ferroviaire unique en Île-de-France :
Partagez vos impressions ! Vous étiez présents ce week-end ? Quel matériel vous a le plus impressionné ? Réagissez dans l’espace commentaires ci-dessous !
Vapeur vive et prouesses techniques en voie de 600
L’une des attractions phares de ce week-end résidait dans l’installation d’un réseau temporaire à vapeur vive en 7 pouces 1/4 traversant de part en part le dépôt. Rappelons que depuis 2017, le Parc départemental des Chanteraines bénéficie d’un grand circuit permanent à cette échelle, également géré par l’association.

Les observateurs les plus aguerris n’ont pas manqué de saluer une curiosité technique remarquable : un pont-levis spécifique, ingénieux système permettant le croisement sécurisé entre ce réseau miniature et la voie principale du « grand » train, visible dans la vidéo.

Techniquement, le tracé du CFC est un défi permanent. L’écartement de 600 mm a été originellement retenu pour épouser la topographie sinueuse du parc, autorisant des courbes particulièrement serrées allant jusqu’à 30 mètres de rayon. Le profil de la ligne n’est pas en reste, affichant des rampes sévères de 17 à 25 ‰ nécessaires pour franchir une route départementale majeure et enjamber l’autoroute. Au total, le réseau déploie 4,530 km de ligne principale, complétés par 1 000 mètres de voies de service, 28 appareils de voie (dont 11 concentrés au dépôt) et 3 plaques tournantes de 1,70 m.

Plus de 40 ans d’histoire et de passion humaine
Le Chemin de fer des Chanteraines, c’est avant tout une symbiose parfaite entre technique et ambition humaine, le tout niché dans un écrin de verdure de 87 hectares.

L’origine du projet remonte à la fin des années 1970. Lors de la création du parc, le directeur départemental des espaces verts de l’époque — ferroviphile convaincu — émet l’idée audacieuse d’implanter une ligne de chemin de fer touristique pour relier les différents secteurs de ce site particulièrement étendu et en transporter les usagers.

D’abord gérée directement par la collectivité, la ligne cherche un second souffle. Le département des Hauts-de-Seine, propriétaire des infrastructures et des bâtiments, opte alors en 1982 pour un virage stratégique : confier l’exploitation à une structure associative. Un partenariat public-associatif gagnant qui dure depuis plus de quatre décennies, comme le rappelle avec fierté Michel Goussu, l’actuel président de l’association.
Je tiens à féliciter les bénévoles du CFC pour la qualité de leur accueil et leur dynamisme contagieux, qui font vivre avec brio le patrimoine ferroviaire francilien.
Emmanuel
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