Edition spéciale Cité des sciences et de l’industrie [100 photos]


Épisode 183 – La Cité des sciences et de l’industrie accueillait ce week-end à Paris une exposition de modélisme ferroviaire de grande qualité. Le Rail-Club du Pays de Meaux, partenaire de cet événement majeur – également inclus au programme de la Nuit européenne des musées, a su fédérer les talents européens pour offrir au public une exposition interactive, dynamique et de haut niveau. Une incontestable réussite dans ce lieu emblématique.


Photo 1254 :  » Des trains à tous les étages », une manifestation exceptionnelle à la Cité des sciences et de l’industrie, Paris, 18 et 19 mai 2019. Source : letraindemanu.fr

Deux mois, c’est court ! Surtout pour réunir à Paris des talents venus de toute l’Europe, de surcroît à une période où de nombreux clubs sont déjà engagés de longue date, souvent un an à l’avance, sur d’autres manifestations. C’est pourtant ce défi ambitieux qu’a brillamment réussi à  relever le Rail-Club du pays de Meaux  (RCPM dans la suite du texte) sollicité par les équipes de la Cité des sciences et de l’industrie en charge de cet événementiel. Forte de son réseau et des liens qu’elle tisse de longue date avec d’autres clubs français et étrangers, épaulé par les membres de l’AMFI (Amicale des modélistes ferroviaires indépendants, NDLR), cette association est parvenue à proposer un programme de haut niveau dans le bref délai imposé. Fidèle à ses objectifs sociaux de promotion de notre passion, le RCPM a offert au public exigeant de la Cité des sciences un panel très complet de nos différentes pratiques. Un soin particulier a été porté sur l’accueil de notre jeunesse de tous âges avec de nombreux sites interactifs, dont des simulateurs de conduite ou des ateliers de construction. Le RCPM confirme, à travers cette organisation sans faille sur un site de notoriété internationale, sa capacité à s’impliquer sur des événements majeurs. On ne peut que féliciter le dynamisme de son équipe dirigeante pour un résultat simplement époustouflant.

A cette occasion, je tiens à souligner la qualité de l’accueil réservé par la Cité des sciences et de l’industrie à ses visiteurs en situation de handicap [1]. L’accès leur est proposé non seulement gratuitement, y compris pour un éventuel accompagnateur, mais la priorité dont ils bénéficient, malgré les incontournables contrôles de sécurité, est respectée. C’est très rare, y compris dans de nombreux autres lieux de même notoriété. Encore plus exceptionnel pour une exposition de modélisme ferroviaire.

Photo 1255: Une grande diversité de réseaux à la Cités des sciences et de l’industrie de Paris, 18 et 19 mai 2019. Source : letraindemanu.fr

Superbe vitrine pour la jeunesse

Si la Cité des sciences et de l’industrie à l’habitude d’accueillir la jeunesse, il n’en est pas de même avec nos habituelles manifestations ferroviaires arpentées par une gent généralement plus masculine et plus âgée. Et surtout déjà concernée par la thématique ! Avec une fréquentation attendue de 30 000 visiteurs généralistes sur ce seul week-end, dont une majorité de jeunes, le RCPM a donc porté une attention toute particulière à l’accueil de ce jeune public pour mieux promouvoir notre hobby. Sans doute galvanisés par ce challenge, nos amis exposants ont eux aussi, à cette occasion exceptionnelle, fait montre d’un dynamisme communicatif qui invitait à poser le regard sur leurs créations et favorisait les échanges. Il y en avait pour toutes les tranches d’âge et le succès est incontestable au vu de la fréquentation et de l’implication de cette jeunesse. Quelle belle vitrine !

Photo 1256 : La jeunesse très impliquée à l’exposition « des trains à tous les étages », Cité des sciences et de l’industrie, Paris 18 et 19 mai 2019. Source : letraindemanu.fr

Du beau, du très beau même !

Les ferroviphiles habitués à nos manifestations auront croisé quelques œuvres déjà connues au travers de notre presse spécialisée, de nos forums, blogs, dont letraindemanu, et autres présentations plus intimistes antérieures : La gare de Mâlin ou celle de Guérigny, le dépôt Poinzéraut, ou encore le réseau dans une boite de fromage ont ainsi déjà été vus ailleurs. Mais le lieu exceptionnel de cette nouvelle exhibition leur donne une saveur toute particulière dans de larges allées bien éclairées. On a le temps d’admirer à nouveau sans être bousculé. D’autant que, un réseau n’étant jamais fini, ces œuvres ont souvent été revisitées par leur auteur, sans cesse améliorées. C’est donc avec grand plaisir qu’on les admire à nouveau.

Photo 1257, de haut à gauche à en bas à droite : La gare de Guérigny, le dépôt de Pointzéraut, le réseau-Brie et la gare de Mâlin à l’exposition « des trains à tous les étages », Cité des sciences et de l’industrie, Paris 18 et 19 mai 2019. Source : letraindemanu.fr

Et puis, il y a les réseaux qu’on n’a jamais vus, dont l’immense réseau modulaire de nos amis italiens du Gruppo Fermodellistico Piombinese (environ 80 modules, près de 100 mètres linéaires), époustouflant de détails avec son système interactif de déclenchements de scénettes par boutons de façade, tel l’hélicoptère sur l’accident de la route. Vu du 2ème étage, on se croirait presque à une exposition allemande avec ses gigantesques assemblages de modules.  Ou l’imposant réseau modulaire Eurotrack qui fédère malgré les frontières et témoigne de la diversité des pratiques chez nos amis voisins.

Photos 1258 et 1259 : Quelques vues de l’immense réseau modulaire Ho du Gruppo Fermodellistico Piombinese, « Des trains à tous !es étages », Cité des sciences et de l’industrie, Paris 18 et 19 mai 2019. Source : letraindemanu.fr

A la croisée des chemins, on redécouvrait des réseaux remaniés grâce à la modularité. A l’instar du Club de Chantilly qui présentait sa gare du champs de course reconfigurée avec ses modules carrières. Les jardins ouvriers le long des quais de cet important terminus sont à eux seuls un enchantement. Dans le même esprit, le réseau T-Track N attirait la curiosité malgré une pénombre défavorable de la salle où il était installé. Son module central atypique, si bien conçu pour varier les circulations, ne laissait pas insensibles les spectateurs.

Photos 1260 et 1261 : Le réseau du Club de Chantilly en HO et le réseau T-Track en N à la Cité des sciences et de l’industrie, Paris 18 et 19 mai 2019. Source : letraindemanu.fr

Il y avait également les plus classiques avec la gare de Villiers-le-Bel en Ho, un réseau LGB présenté par Traverses des secondaires auquel les enfants étaient invités à prendre les manettes, le réseau LGB de Bernard Chagné ou encore la gare du Creusot en N avec ses circulations variées avec beaucoup de trains à grande vitesse.

Photo 1262 et 1263 : Gare de Villiers-le-Bel en Ho, réseaux LGB et gare du Creusot en N. Des trains à tous les étages, Cité des sciences et de l’industrie, Paris 18 et 19 mai 2019. Source : letraindemanu.fr

A l’opposé de ces réseaux imposants, d’autres auteurs présentaient des réalisations beaucoup plus modestes et moins spatiovores. Pour autant, ces surfaces minimalistes n’en demeurent pas moins des terrains de jeux propices aux constructions intégrales et aux superdétaillages, comme en témoignent La Tuilerie de Freyssac de Guy et Josée Thomas en Hoe ou La carrière Fouilletout de Gérard Force en Oe.

Photos 1264 et 1265 : La tuilerie de Freyssac et la carrière Fouilletout, Des trains à tous les étages, Cité des sciences et de l’industrie, Paris 18 et 19 mai 2019. Source : letraindemanu.fr

Du 1/450e au train à vapeur vive installé sur le parvis de la Cité, sans oublier les trains en briques Lego et des réseaux en 3rails, le RCPM a offerts au public néophyte un large échantillon de nos pratiques. Belle performance !

Photo 1266 : Réseaux de différentes échelles. Des trains à tous les étages, Cité des sciences et de l’industrie, Paris 18 et 19 mai 2019. Source : letraindemanu.fr

Le RCPM a ici démontré son dynamisme et surtout prouvé sa capacité à organiser de grands évènements. Cette exposition est sans aucun conteste une véritable réussite à laquelle il aura très largement contribué.

Merci pour ce moment !

Mais d’ores et déjà le RCPM prépare la 2ème édition de son exposition à Chelles. Après cette expérience parisienne très réussie, on s’attend à du grandiose pour l’édition 2020.

Emmanuel

[1] Personnes titulaires d’une Carte mobilité inclusion avec mention « invalidité », ou de la Carte d’invalidité, ou titulaire d’une AAH, ou titulaires d’une pension de guerre.


Cet évènement exceptionnel justifie pleinement quelques images supplémentaires. A travers ce bonus, je vous présente avec plaisir mes coups de cœur extraits des 603 photos captées à cette occasion.

Commençons par la Gare de Guérigny proposée en Ho par le CFN 58 et dont le décor a été substantiellement amélioré.

 

Toujours aussi superbe, époustouflant de détails, le dépôt Poinzéraut est un ravissement pour les yeux. La circulation des locomotives en marche de manœuvre est un pur régal.

La carrière Fouilletout traitée en 0e est un délice pour le soin méticuleux apporté à chaque détail. La restitution intérieure du bâtiment (Photo 1315 ci-avant) mérite à elle seule qu’on s’y attarde. Magnifique

Œuvre majeure de l’exposition, le réseau modulaire de nos amis du Gruppo Fermodellistico Piombinese (GFP) alignait un ensemble de près de cent mètres linéaire. A double voie, cela ouvre de belles perspectives d’exploitation avec de longues rames. Le matériel italien était bien-sûr à l’honneur sur cette réalisation remarquable.

Pour la petite histoire, le GFP est un groupe de copains qui, depuis vingt-cinq ans fabrique des modules en vue d’expositions. La première dizaine de réalisations a été conçue à partir des normes italiennes. Face à l’accroissement du nombre de modules, une centaine à cette expo, nos amis outre-alpins ont opté pour des constructions plus légères transportables dans six remorques dédiées. Les auteurs ont privilégié la circulation automatique de longues rames. Le décor, bien que truffé d’innombrables scénettes motorisées dont beaucoup actionnables par le public, a été conçu pour résister aux nombreux transports. Au fil des ans, ce réseau a en effet déjà voyagé plus d’une centaine de fois en Europe.

Un superbe réseau Eurotrack Ho réunissait différents clubs d’Europe :  Rail-club du Pays de Meaux (France), la Traction Coutançaise (France), le Rail Miniature caennais (France), le SMRG de Solent (Grande-Bretagne), le RGMB de Rijmond (Pays-Bas), le DLF de Vérone (Italie) et l’ IMG de Kaarst (Allemagne). Bonne occasion de découvrir les pratiques de nos voisins.

Deux locomotives ont particulièrement attiré mon attention sur ce réseau modulaire (Photo 1326 ci-dessous). Tout d’abord la 051 de la DB. Cette machine à tender cabine est sans conteste ma locomotive préférée depuis mon plus jeune âge. Au point que j’en avais acheté trois exemplaires dans ma vie antérieure de modéliste. Un déchirement lorsque j’ai du m’en séparer. C’est bien sûr son tender-cabine qui me plait tout particulièrement. J’espère pouvoir un jour m’en trouver une d’occasion pour la CIC, une neuve, de surcroît en 3rails digital, n’étant pas compatible avec le modeste budget de la compagnie. Spécialisée dans la traction des convois marchandises, elle serait très appropriée à ma zone industrielle.  La seconde a attiré mon attention par sa patine. Nul doute que cette locomotive pourra inspirer plusieurs d’entre vous pour recycler dans le décor une machine retirée du service.

L’intérêt d’un tel assemblage réside bien-sûr dans la multiplicité des architectures représentées selon les origines ou les préférences des auteurs venus des quatre coins de l’Union.



La photo ci-dessous pourra inspirer les modélistes pour leurs chargements de wagons.

Coup de cœur aussi pour le réseau modulaire de 27 mètres présenté par le SCG 2000 regroupant 5 clubs (SMB, CMFG, LBA, SCG 2000, DOM). J’ai adoré en particulier la section des travaux de modernisation de la ligne de Saint-Bilquin à Laroche-Ficher avant son électrification avec la jolie gare de Clisson en Ho. Chaque module y aborde une catégorie de chantier : Exhaussement d’un tablier de pont-route, confortement de talus, remise en état des fossés de pied de remblai, démolition d’un pont voûté, confortement de remblai, construction d’une sous-station électrique,… sont autant de scénettes originales, didactiques, vivantes et colorés. Une mention spéciale pour cet ensemble cohérent.

Coup de cœur enfin pour le réseau Hom du Club de Draveil qui proposait aux visiteurs de retrouver, sur ce réseau déjà connu des ferroviphiles, une quinzaine de détails dans un  décor très soigné, tel ce renard ayant volé une poule et poursuivi par le chien et les propriétaires. Une initiative qui bien-sûr invite le spectateur à scruter l’œuvre dans ses moindres recoins. Une particularité est d’avoir un décor central rotatif à trois plans (Trois décors sur une place publique).

Nous voici arrivés au terme de ce bonus. Quoi de mieux qu’une gare terminus pour conclure cette édition spéciale. Je ne vous cache pas que la sélection des images a été difficile tant il y avait à voir dans cette exposition. J’espère en tout cas que cette publication aura permis à ceux qui n’ont pu s’y rendre d’en avoir un panorama le plus complet possible de ce bel évènement.

Il est temps de retourner à la CIC pour la poursuite des travaux.

Emmanuel

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