Astuce : Contrôle optique au TCC d’un aiguillage analogique



Épisode 151 – Alors que ce réseau s’inscrit dans une démarche à budget contraint et qu’il était donc prévu uniquement des aiguillages manuels, le décor m’oblige à modifier mes objectifs.


Pour ceux de mes lecteurs qui suivent ce blog depuis sa création, ils savent que ce projet d’appartement est soumis à une contrainte majeure : le budget. Les moyens qui lui sont alloués sont modestes et m’obligent à des choix. Parmi eux, le coût de la motorisation des six aiguilles élancées m’avait incité à les manœuvrer à la main, d’autant que la surface est petite. C’était sans compter sur le décor dont, à l’époque, je n’avais encore qu’une très vague idée.


Photo 969 : Moteur d’aiguillage Märklin 75491 pour aiguilles élancées Märklin voie K. Source : letraindemanu.fr

Un aiguillage inaccessible

L’aiguille de l’entrée Est se trouve au fond du module « ZI Nord », dont le niveau zéro se trouve à 145 cm de haut. C’est une hauteur qui convient bien à ce projet conçu comme une vitrine murale pour un tracé prévu en tour de pièce. Je m’étais expliqué sur ce choix dans l’épisode titré « Changeons de point de vue : Prenons un peu de hauteur ». Mais la mise en place progressive du décor m’oblige à modifier le cahier des charges.

La sortie Est nécessite d’être masquée par un élément de décor imposant afin de cacher l’accès à la coulisse. Notamment le bâtiment de mon négociant en combustible « société Laure Noirt », prochainement complété d’un mur et pourquoi pas un arbre, rend mon aiguillage totalement inaccessible sans risquer d’abimer le décor à chaque manipulation. J’ai donc décidé de le motoriser.

Photo 970 : Le moteur d’aiguillage Märklin 75491 et le dessous du TCC de ZI Nord. Source : letraindemanu.fr

La particularité des aiguilles Märklin et leur mécanisation spécifique laissent peu de choix sauf à modifier le mécanisme, intervention qui nécessite un savoir-faire que je ne maîtrise pas. Comme de toute façon le moteur ne sera pas visible, j’ai opté pour le moteur Märklin 75490, même s’il bénéficie d’une réputation très mitigée sur nos forums.

Contrôle de position au TCC : efficace et économique

Pour éviter de charcuter un aiguillage réputé pour sa fragilité électrique, mais souhaitant disposer malgré tout d’un contrôle de position au TCC (Tableau de commande et de contrôle), je vais ici utiliser la technique présentée récemment par un modéliste sur les réseaux sociaux, à laquelle je vais adjoindre une petite touche personnelle avec des leds. Et c’est d’une redoutable simplicité et efficacité pour un coût quasi-nul. Je vais ici piocher dans ma réserve de composants offerts par Jeanne et Olivier : Deux leds vertes, deux résistances 1khom ou supérieur, un poussoir à contact furtif et un inverseur bipolaire.


Photo 971 : Les commandes et contrôles de l’aiguillage : Deux leds, un inverseur bipolaire et un poussoir. Les plus assidus auront remarqué la mauvaise position de l’interrupteur qu’il me faut retourner de 180°. Source : letraindemanu.fr

En analogique, un aiguillage Märklin se branche sur du 16v ca (sortie accessoires du transfo) et se déclenche avec deux boutons poussoirs à contact momentané, reliés au neutre. Généralement, un poussoir rouge pour la position déviée et un poussoir vert pour la voie directe. Pour obtenir un contrôle visuel au TCC, il me faut un seul bouton poussoir pour déclencher l’impulsion et un inverseur bipolaire : le premier pôle, directement alimenté au neutre par le bouton poussoir, permet de visualiser la direction du dernier mouvement. Le second pôle permet l’éclairage de leds qui complètent cette information visuelle. Ce montage électrique économique n’a qu’un seul inconvénient, puisqu’il ne permet pas de contrôler le mouvement complet de l’aiguille (contrôle de fin de course).

Pour ceux que cela intéresse, voici le plan de câblage. Les codes couleurs n’ont pas été respectés pour cause de feutres usés. Mais le branchement est assez simple, donc vous devriez vous y retrouver. Le résultat est probant et peu onéreux. Même si c’est moins sophistiqué que du digital, c’est amplement suffisant pour ma zone industrielle.


Photo 972 : plan de câblage du moteur d’aiguillage. Source : letraindemanu sur Canalblog.

Ce travail fait, je vais pouvoir poursuivre mon décor chez mon négociant en combustibles.

Emmanuel

7 commentaires

    1. L’inverseur (ON/ON) est bipolaire :
      – un circuit 14V alternatif (sortie accessoire d’un transformateur) est relié aux bobines droite/gauche) via le poussoir. Le fil commun des bobine à la phase (jaune) et les fils de neutre (bleu) à l’inverseur.

      – le second circuit est en 14v continu (sortie traction d’un transfo 2 rails dédié aux lumières). Donc les leds restent allumées en permanence sur la dernière position actionnée. Bien-sûr, ce témoin ne donne aucune indication de fin de course de l’aiguille. L’inverseur peut par ailleurs être inversé sans que l’on n’ai touché au poussoir. L’indication peut donc être potentiellement erronée. Mais ce système reste économique et utile sur un petit réseau sans automatisme ou sur une portion de réseau (Embranchement, dépot,…).

      Bien-sûr, une résistance sur chaque led !

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    2. Bonjour MANU,je reviens vers vous,car je me pose deux questions,la 1ere est que ma traction en numérique est compatible avec mon moteur PECO commandé en analogigue,la 2eme sur votre dessin de cablage je vois qui’il y a un bouton momentané pour le moteur et un inverseur bipolaire est ce pour les leds uniquement?et est ce une manipulation différente pour éclairer les leds?Je ne sais pas si je me sis bien expliqué.Bonne journée.A bientôt;CORDIALEMENT.PH.R

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      1. Dans le montage proposé, le moteur d’aiguillage (à bobines et donc à impulsions) est alimenté par un transformateur délivrant du 14/16 v CA (sortie « accessoires » de n’importe quel transfo pour analogique, en 2 ou 3 rails)

        Les leds de contrôle sont alimentées par la sortie « traction » d’un transformateur analogique 2 rails CC. L’avantage est ici de pouvoir profiter du rotacteur qui permet d’abaisser la tension vers 9 volts. Bien-sûr, CHAQUE led est équipée de sa résistance (10 KOhms pour du blanc, 5 KOhms pour du vert, et 3,3 KOhms pour du rouge).

        L’inverseur est ON/ON (sans point milieu) et bipolaire (c’est à dire à deux circuits).

        Le premier circuit est pour le moteur d’aiguille en 14/16 V CA. Le bouton poussoir est incorporé dans le circuit. Il ne concerne donc que le circuit d’alimentation des bobines de l’aiguille.

        Les leds sont allumées (l’une ou l’autre) en permanence. Donc les leds indiquent la dernière manipulation de l’aiguille.

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        1. Bonsoir Manu.Merci de votre aide .Bonne continuation pour votre réseau. A bientôt de vous lire sur Facebook. Et peut-être d’autres questions au niveau de l’électricité. Cordialement. PH.R.

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