Épisode 37 – Après les critiques favorables concernant la première partie de la cour pavée, je me décide donc à réaliser la seconde tranche de cette cour selon la même méthode.
Article publié le 8 juillet 2017 – Actualisé le 14 novembre 2025
Dans l’épisode 35, je vous partageais ma première expérience de gravure du Carton-plume©. J’avais initialement envisagé la construction d’une clôture pour séparer cette première cour, destinée au clients, de la suivante, strictement réservée aux personnels de l’entreprise. Par ailleurs, je prévoyais une dalle béton pour cette seconde partie, la gravure des pavés étant assez fastidieuse. Mais les critiques favorables émises sur les réseaux sociaux m’ont encouragé à terminer cette cour selon la même méthode pour une meilleure cohérence visuelle de cette entreprise sensée se situer dans les années 50/60.
Encore le Carton-Plume
Comme pour la première tranche, je débute la séance par la découpe d’un gabarit avec une feuille de papier. Il me faut en effet suivre la limite des traverses sur cette portion de voie comportant une contre-courbe pour que ma cour pavée épouse la voie. Une fois le gabarit découpé aux bonnes cotes, je procède à la découpe du Carton-plume© de 1 cm d’épaisseur. La découpe est réalisée avec une lame neuve de cutter. Si besoin, un petit passage au papier de verre fin permet d’ajuster la plaque aux contours exacts de la voie.
Le Carton-plume est ensuite pelé sur une seule face. Il faut être délicat afin de ne pas abimer cette matière fragile. Pour ce faire, j’utilise une chute de Carton-plume© pour maintenir par pression de la main la partie déjà pelée sans y laisser de traces de doigts.
La gravure
En soit, la phase de gravure ne présente pas de difficulté majeure. C’est fastidieux, c’est long et il faut être méticuleux. Les pavés ont pour dimensions 2×4 mm ce qui représente pas moins de 6 000 pavés à graver. Rien que çà. Pour éviter les rangées parfois pas très alignées de la première tranche, j’utilise la chute de Carton-plume comme guide ligne. Mes rangées de pavés sont bien mieux alignées sur cette seconde tranche.
La patine
La cendre de cigarette (*) va une fois de plus me permettre de mettre en couleur ma cour pavée. J’applique donc la cendre avec un petit pinceau brosse. Je l’étale dans le sens des rangées. Lorsque toute la cour est traitée, j’applique un voile de vernis en bombe. Après séchage, je répète l’opération jusqu’à l’obtention d’une teinte homogène. Il est à noter que contrairement aux idées reçues, les cours des marchands de charbon étaient en réalité assez propres. La patine doit donc être assez légère.
Je fignole la patine avec quelques touches de terre à décor « noir poussière » pour simuler quelques traces d’huile, et un peu de terre à décor « vert mousse » dans quelques trous (pavés manquants) pour simuler la mousse occasionnée par les eaux stagnantes.
Un voile de vernis en bombe achève les travaux.
Il ne reste plus qu’à positionner et coller la plaque à sa place définitive avec de la colle vinylique. La phase de séchage se fait sous pression grâce à des boites de conserve. Une feuille de carton placée sous les boites de conserve protège la gravure sur ce matériau fragile.
Il ne me reste plus qu’à aménager cette cour : Atelier, bâtiment administratif, véhicules et personnages. Ce sera pour un peu plus tard. En attendant, je vais pouvoir finaliser le ballaste le long de ma cour pavée.
Emmanuel
(*) Fumer est dangereux pour la santé. Récupérer la cendre de cigarette d’un ami fumeur.
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