Patine d’un wagon mi-bâché Roco


Épisode 227 – Thierry Chazarin est un modéliste du Puy-de-Dôme issu d’une longue lignée de cheminots. Passionné de petits trains depuis l’enfance, ce quinquagénaire s’est relancé dans cette passion depuis une quinzaine d’années. Adepte de l’échelle Ho, il est plus attiré par les chemins de fer secondaires à voie normale et le trafic marchandises. Pratiquant la patine sur son parc roulant, je l’ai invité à partager sur ces pages la technique qu’il utilise pour patiner ses wagons. 


Par Thierry Chazarin
Chroniqueur invité

J’ai découvert la patine il y a 8 ans de cela et elle a eut vite fait de m’adopter…

Photo 1672 : Wagon bâché Roco 46220 des NS. Crédit : Thierry Chazarin pour letraindemanu.fr

Il y a tellement de techniques différentes, qu’il a fallut quelques temps et tâtonnements pour que je trouve la mienne, le but étant pour moi de me sentir à l’aise avec les matériaux et matériels utilisés.

Ce fut donc comme une évidence… Acrylique, lavis, terre à décor, vernis mat pour les uns (rien de bien innovant, mais ils ont un gros avantage, ils sont totalement réversibles et ça croyez moi quand on commence à patiner c’est important pour la confiance) et pinceaux en tous genres, pour les autres, allaient devenir mes complices !

Photo 1673 : Matériels pour la patine. Crédit : Thierry Chazarin pour letraindemanu.fr

Et depuis ce jour je « travaille » (je n’aime pas ce mot quand on parle d’un hobby) toujours de la manière, souvent avec les mêmes couleurs et les mêmes pinceaux en ce qui concerne le matériel roulant, avec lequel je dois bien l’avouer je me sens beaucoup plus à l’aise que pour des bâtiments.

Voici donc comment je procède avec pour exemple ce wagon mi-bâché de la NS (Roco réf. 46220)

1 – je démonte : celui-ci en trois parties, les roues, le châssis et la « caisse ».

2 – Je passe la caisse et le châssis à l’aide d’une vieille brosse à dent souple, à l’eau savonneuse pour enlever un maximum le « gras » déposé sur le plastique par les moules et autres machines à découper.

3 – Je les sèche bien et leur applique un voile de vernis mat…(celui-ci va servir à une meilleur accroche de la terre à décor)

4 – Parallèlement, je peints avec un pinceau très fin 100/15/0 et la réf. 981 marron orangé de chez Prince August, les arrêtes des roues, pour imiter la rouille…

Photo 1674 : Préparation du wagon et traitement des roues. Crédit : Thierry Chazarin pour letraindemanu.fr

5 – Je passe, ensuite tjrs avec le même pinceau, sur les lamelles de suspensions et les sabots de freins un lavis prêt à l’emploi « Effet voile de rouille » de chez Décapod réf. 8781…

Photo 1675 : Traitement des suspensions et freins. Crédit : Thierry Chazarin pour letraindemanu.fr

6 – Au tour des boites à essieux, des rivets et des mains montoirs, toujours avec le même pinceau, de recevoir un gris foncé de chez Décormatt réf. 071,

Je l’applique également mais plus dilué, sur le châssis avec un pinceau plus gros et de manière un peu plus grossière. A noter, que je ne fais cette opération que lorsque le châssis, comme ici est de couleur marron, pour lui donner un aspect plus métal…

Photos 1676 et 1677 : Patine châssis et mains montoires. Crédit : Thierry Chazarin pour letraindemanu.fr

7 – Les traverses de tamponnements, sans oublier les boisseaux, sont traités avec un pinceau plus fin que celui du châssis et avec un Lavis Noir de chez Vallejo réf. 76.518

8 – Maintenant passons à la partie « bâche », tout d’abord je peints tjrs avec mon 100/15/0 les élastiques qui retiennent celle-ci tendue, en noir mat Prince August réf.950

Photos 1678 et 1679 : Traitement des traverses et des fixations de la bâche. Crédit : Thierry Chazarin pour letraindemanu.fr

9 – Vient le tour de la bâche, 2 options, soit un lavis d’ombre brulée très dilué soit un lavis gris, je choisi le second voulant que ce wagon soit « très » sale (le second sera traité seulement à la terre à décor)…Donc pinceau plat et Lavis Vallejo gris rèf. 76.515 que je passe horizontalement, pour faire ressortir les plis de la bâche, mais aussi parce que dans la réalité, elle s’ouvre comme cela….

Photos 1680 et 1681 : Traitement de la bâche du wagon Roco 46220. Crédit : Thierry Chazarin pour letraindemanu.fr

Maintenant commence le travail de Terre à décor

Nota : « Pour ceux qui n’utiliseraient pas encore ce produit, il faut savoir qu’après chaque « passe » il faut soit souffler sur la partie traitée, soit passer un pinceau doux plat pour évacuer « le trop déposé »….C’est pour cela que le travail à la TAD peut-être long et fastidieux, mais en revanche très précis au niveau du rendu… »

10 – Une fois la bâche sèche, je commence la patine du toit qui va prendre du temps, car entièrement à la TAD (mes terres à décor, viennent toutes de chez Ara Production), mais cela me permet d’arriver ce que je recherche.

Photo 1682 : patine du toit du wagon Roco 46220 avec de la terre à décor. Crédit : Thierry Chazarin pour letraindemanu.fr

Je débute avec un gris légèrement rosé 
réf.. 5767 en passes légères, toujours en partant du milieu du toit vers les bords. Après plusieurs passes je me rends compte que je n’arrive pas au rendu que je souhaite trop peu patiné, donc je décide d’ajouter d’autres teintes réf. 5778, 5769, 5772 (rouille, poussière et gris) et là j’obtiens le résultat souhaité après plusieurs passes diversement appuyées. Un voile de vernis mat en bombe fixe le tout.

11 – Au tour du bas de la bâche de recevoir un peu de poussière. Là en revanche je travaille de haut vers le bas réf.. 5772, les montants reçoivent eux du gris réf. 5769 et des points de rouille réf. 5778. Et hop, un coup de vernis mat en bombe pour fixer tout cela.

Photo 1683 : Traitement de la bâche du wagon Roco 46220. Crédit : Thierry Chazarin pour letraindemanu.fr

12 – Voici venue le tps pour le châssis de recevoir lui aussi sa TAD pour cacher et parfaire la couche de gris reçu plus haut…Et là toujours les mêmes références de TAD (quand je vous disais que j’utilisais souvent les mêmes…), dans l’ordre, réf. 5772, 5769, 5778 (poussière, gris puis rouille).

Photo 1684 : Traitement de la bâche du wagon Roco 46220. Crédit : Thierry Chazarin pour letraindemanu.fr

13 – Je remonte le wagon, et hop un coup de vernis mat en bombe….

14 – La patine de ce petit NS touche à sa fin…Mais encore quelques détails à ajouter pour le parfaire une touche de Lavis Vallejo gris réf. 76.515 sur la plaque d’immatriculation du wagon histoire de les salir un peu et également un peu à nouveau sur les boisseaux, un acrylique noir brillant Heller réf. 21 pour simuler la graisse sur les tampons et enfin un acrylique Vallejo Engine prêt à l’emploi réf. 73.814 pour imiter de traces de graisse, que je distille par touches subtiles, entre les tampons et les boisseaux, au niveau des loquets d’ouvertures de portes et sur des points de fixations vers les sabots de freins, les lamelles de suspensions et les boites à essieux.

Photo 1685 : patine wagon Roco 46220. Crédit : Thierry Chazarin pour letraindemanu.fr

Voilà, mon wagon est « pour moi » terminé, le second sera plus légèrement patiné

En conclusion, je vous dirais que je ne prétends pas détenir des vérités en matière de patine, j’ai appris seul, en lisant et en prenant conseils auprès d’autrui….

D’autres sont certainement bien plus fins techniquement et meilleurs que moi, mais le principal n’est-il pas, dans notre passion, de se faire plaisir ?

Photo 1745 : patine wagon Roco 46220. Crédit : Thierry Chazarin pour letraindemanu sur Canalblog

Bien à vous, Thierry


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Emmanuel

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