Épisode 55 • S’entraîner à la patine sur un vieux wagon Jouef acheté 10€ d’occasion est une chose. Se risquer au même exercice sur un wagon neuf Märklin qui en vaut trois fois plus en est une autre. Pourtant, j’ai osé franchir le pas et je ne le regrette pas.
Article publié le 23 octobre 2017 – Remis en page le 23 novembre 2025
Le dictac de la collection
Le résultat obtenu lors de ma première expérience de patine sur un wagon tombereau Jouef (Photo 295 ci-dessous) est encourageant et m’incite à recommencer sur un nouveau véhicule. Cette fois je me risque à tenter l’expérience sur un wagon neuf Märklin. » Oh, sacrilège ! » me diront certains. Et pourtant, je ne regrette que de ne pas l’avoir fait plus tôt.

Il faut reconnaître que dans ma pratique antérieure, la quasi-totalité de mon parc roulant était exclusivement extraite des catalogues de cette marque emblématique entre 1975 et 2000 (Une soixantaine de locomotives et quelques deux-cents véhicules tractés). Ces achats coups de cœur s’inscrivaient alors dans une démarche de collectionneur, d’autant qu’un certain nombre de rames étaient des coffrets complets. Il me fallait donc tout conserver dans l’état d’origine y compris les packagings. Et pendant ce temps, je rêvais des fabrications de Paul Soulley et je salivais devant les engins réalistes des camarades patineurs.
Autre temps, autre approche. Aujourd’hui je ne suis plus dans une logique d’investissement. Je m’octroie un peu de liberté pour m’essayer à de nouvelles techniques. Et franchement, je regrette de ne pas l’avoir fait plus tôt !
Un second wagon tombereau
Revenons à la patine. Pour cette seconde expérience, je me décide à travailler sur un Wagon Märklin acheté chez Au Pullman. Pour rester dans le même type de matériel et donc sur le même genre de travaux, je choisis un second wagon tombereau : le wagon Omm 52 de la DB référencé 46057 vendu d’origine avec un joli chargement de charbon véritable fabriqué par Duha (Photo 313 ci-dessous, extraite du catalogue en ligne officiel de Märklin France et photo 314).

Les chargements
Le wagon d’origine est vendu avec un joli chargement de charbon amovible fabriqué par Duha. Je lui fabrique un chargement de sable naturel, également amovible. La technique ayant été décrite dans l’article précédent, je n’y reviens pas (Voir épisode 63). Mon tombereau pourra donc desservir plusieurs clients.
La patine
Je précise que ces deux premiers wagons sont des tombereaux à parois métalliques. Les tombereaux à parois en bois seront traités avec une autre procédure.
La patine du wagon Märklin reprend la même technique que celle utilisée pour le wagon Jouef, avec toutefois une différence notable : Mon lavis d’acrylique n’est plus dilué à l’eau, mais avec de l’alcool médicinal à 70°. Ce dernier s’évapore en effet beaucoup plus vite et diminue donc le temps de séchage entre chaque couche.
C’est le nombre de passes du lavis d’acrylique noire qui va déterminer le degré de salissure du wagon. Il est donc très important d’attendre le séchage complet avec d’appliquer la passe suivante. En effet, la couleur s’assombrit au séchage. En cas d’erreur, le travail est réversible tant que la couche n’est pas sèche (travail au coton-tige et au papier absorbant).
Le reste de la patine se fait selon la même méthode que sur le wagon Jouef.
Le wagon Märklin ayant un chargement amovible et interchangeable, je ne pratique pas la dernière étape de patine avec la poussière de sable qui ne conviendrait pas avec le chargement de charbon.
Le résultat obtenu est tout à fait satisfaisant et correspond du moins à mes objectifs.


Prochaine étape : la patine d’un wagon couvert.
Emmanuel
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belle patine tu a eu raison manu
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J’y au pris goût. Et j’essaie d’améliorer les suivants en tenant compte des observations formulées par mes lecteurs. C’est un exercice plaisant.
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hello , Franchir le pas certes ! Mais bravo manu c’est du beau travail voilà une superbe patine … sehr gut !
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Une patine peut-être un peu trop prononcée. Avec de l’«ombre naturelle» !e résultat semble plus pertinent.
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OUI ,
il faut oser franchir le pas…
pour un wagon…
mais te dis pas , sur une loco toute neuve…
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Je n’ai pas encore oser m’attaquer à une loco à 350 euros… je vais continuer à m’entraîner sur des wagons. Ensuite peut être sur une loco achetée d’occasion ? Un diesel est peut être plus facile qu’une vapeur.
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vous avez raison patience egal recompense
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