Réseau miniature : choix du thème


Article publié le 6 avril 2017 – Actualisé le 8 novembre 2025

  1. Choisir son thème
    1. Deux critères impératifs
    2. D’autres critères
    3. L’époque
  2. Mes choix
    1. Un thème industriel
    2. Augmentation de la surface
    3. Type de trafic
    4. Pas de gare, mais une halte
    5. Trois embranchements industriels
    6. Découvrir de nouvelles matières

Choisir son thème

Deux critères impératifs

Choisir le thème de son réseau est une étape importante dans la conception. Il est forcément dicté par deux impératifs : la surface et le budget. Ainsi que l’échelle pratiquée : Le Ho prend plus de place mais est plus adapté aux manœuvres. Le N est plus indiqué pour le roulage de longues rames.

  • La surface : parce qu’une gare de passage demande plus de place qu’une halte. De même une petite ligne rurale est moins spatiovore qu’une grande ligne à double voie.
  • Le budget : car plus il y a d’aiguilles motorisés et plus c’est coûteux.

D’autres critères

Il y a en fait innombrables choix. J’évoquerai ici des thèmes que l’on peut installer dans une pièce dédiée :

  • Un petit terminus portuaire avec une halte voyageurs et un des voies de chargements marchandises en réseau point à point avec coulisse.
  • Une petite gare de passage rurale avec une coulisse bouclée.
  • Une ligne industrielle avec desserte d’entreprises.
  • Une petite gare terminus rurale avec coulisse.
  • Pour les collectionneurs de locomotives : un dépôt avec coulisse. Plus il est moderne moins il prend de place.
  • Pour les amateurs de circulations : une bifurcation de pleine voie. Ici aucune gare, juste le jonction de deux lignes avec une belle signalisation. Le reste du réseau est en coulisse.

Vous trouverez dans notre presse spécialisée de nombreux ouvrages de plans de réseaux.

L’époque

Plus on est dans les époques anciennes plus le matériel est court et diversifié.
A l’inverse, plus on est vers une époque récente, plus le matériel est long et uniformisé.

Mes choix

Un thème industriel

Il y a quelques années, le Club ferroviaire de Sedan avait marqué les esprits de la communauté modéliste avec leur splendide et originale réalisation modulaire intitulée La zone. Le projet Rue de Suède s’inscrit dans l’esprit similaire d’une ligne de desserte d’embranchements industriels.

Il serait fort présomptueux de ma part de vouloir copier cet auteur talentueux. Son exposé va toutefois me guider dans la concrétisation de mon projet. Après quinze ans de sommeil de mon hobby, il faut me réapproprier les techniques de base, découvrir les nouvelles pratiques et me lancer de nouveaux défis.

Augmentation de la surface

La rue de Suède originale est établie sur une surface de 150 x 40 cm. Son fond de décor incurvé, tout comme sa façade d’ailleurs, forme une petite proéminence vers l’arrière qui augmente la largeur de quelques centimètres. 

 Le module original « Rue de Suède » réalisé par Yann Baude. Image extraite du HS n°48 de la publication Loco-Revue.

Type de trafic

Même si le trafic principal envisagé sera essentiellement marchandise à base de wagons à essieux, je n’exclue pas des wagons plus modernes à bogies, y compris des voitures voyageurs. Je souhaite donc disposer d’une voie principale et d’une voie d’évitement plus longues capables d’accueillir des rames de 100 cm sans engager le gabarit. Je désire par ailleurs utiliser des aiguillages dits élancés Märklin, plus gourmands en longueur mais plus proches de la géométrie des aiguillages Péco utilisés sur le module de Yann Baude.

Je porte donc les dimensions de mon « showcase » à 200 x 50 cm. Cela me permet d’allonger les embranchements où un nombre de wagons plus important pourra y être stationné à la vue du spectateur.

Ainsi composé, mon module permet le développement de 590 cm de voies.

Pas de gare, mais une halte

Lorsqu’on construit un réseau miniature, la première idée venant à l’esprit est bien évidemment une gare avec un bâtiment voyageurs et une halle marchandise.

Dans le projet de Yann Baude il n’y a tout simplement aucune surface dédiée aux voyageurs. Ce que je trouve dommage puisque cela me prive de toute circulation dédiée et donc de quelques voitures, fussent-elles anciennes, sur mon module. Dès la conception, j’ai donc souhaité prévoir ce type de convoi. Qu’il s’agisse d’une desserte ouvrière ou d’une circulation à caractère historique, je justifierai leur arrêt dans ma zone par une simple halte.

Trois embranchements industriels

Tout comme le projet original, mon module comportera trois embranchements. Je conserverai la desserte d’entrepôts et sans doute le ferrailleur. Pour ce qui est de l’embranchement de droite, j’y envisage plutôt un marchand de charbon et de fuel. Je l’ai donc dédoublé. La voie du fond recevra les wagons citernes et la voie de devant sera destinée aux tombereaux. Ces premiers choix ne sont pas définitivement arrêtés et pourraient être modifiés au fur et à mesure de l’avancée des travaux.

Découvrir de nouvelles matières

Dans ma pratique antérieure, je n’avais construit que des maquettes plastiques issues des catalogues de marques qui nous sont bien connues : Faller, Volmer, Pola, MKD, …

Pour ce nouveau module, je souhaiterais m’essayer à de nouvelles matières – plâtre synthétique, cartons et bois,... – et pourquoi pas me lancer dans de la construction intégrale, même si cette dernière option m’inquiète un peu. Je n’ai aucune expérience et j’ai peur de me rater. Ceci dit, qui ne tente rien, n’a rien.

En attendant, il est temps de passer à l’étape de la construction du module.

Emmanuel 

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