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Philippe Coquet prépare son départ à la retraite pour la mi-2027 et cherche un repreneur pour Cités Miniatures. Retour sur l’avenir d’un artisanat haut de gamme bien connu des lecteurs du Train de Manu.
C’est un tournant majeur pour le paysage de l’artisanat ferroviaire français. Dans son 69ᵉ bulletin d’information, le créateur de Cités Miniatures annonce le début de la fin de son aventure industrielle sous sa forme actuelle. Après plus de douze années, la retraite approche pour l’artisan, laissant une opportunité réelle — mais exigeante — de reprise d’entreprise pour qui souhaite se lancer dans la fabrication de kits ferroviaires en France.
Une page de l’artisanat du modélisme ferroviaire s’apprête à se tourner. Après des années à fournir les modélistes en bâtiments, éléments de décor et accessoires usinés avec précision, l’artisan derrière la marque Cités Miniatures a officialisé son départ à la retraite prévu pour la fin du deuxième trimestre 2027.
L’avis du Train de Manu : Un artisanat de haut vol
Sans aucun lien commercial avec la marque, l’amateur de modélisme que je suis s’exprime ici en toute franchise : plusieurs références de l’artisan ornent aujourd’hui mon propre réseau, et l’expérience d’assemblage a toujours été un véritable plaisir. Entre la rigueur de conception des pièces en carton-bois, la variété des sujets architecturaux et des notices de montage d’une précision exemplaire, Cités Miniatures s’est imposé comme une valeur sûre de notre paysage ferroviaire. Une exigence de fabrication qu’il sera primordial de préserver lors de la reprise.
Si la fermeture définitive est programmée dans un peu plus de six mois, le calendrier opérationnel, lui, se resserre nettement plus vite : la production de kits cessera dès la fin 2026 (ou selon le calendrier d’usinage ajusté jusqu’au début 2027 selon les commandes), afin de liquider progressivement l’activité sans gonfler inutilement les stocks. Mais l’histoire ne s’arrête pas nécessairement là : la marque est officiellement à vendre.
Les dessous d’une cession d’entreprise en Île-de-France
Loin d’un dépôt de bilan précipité, l’entreprise affiche une santé financière saine avec des exercices bénéficiaires enregistrés en continu. L’annonce, déposée publiquement via la Chambre des Métiers et de l’Artisanat d’Île-de-France (fiche Transentreprise n° IDF264883A), pose un diagnostic lucide sur la réalité du métier d’artisan du rail miniature :
- L’outil de travail : L’affaire inclut un équipement professionnel haut de gamme — une machine de découpe laser CO2 Trotec Speedy 100 révisée et dotée d’une source laser neuve de 80 W, cœur névralgique de la production de kits en carton bois et MDF.
- La rentabilité : L’activité permet de dégager une rémunération qualifiée de « modeste », conditionnée à l’enrichissement régulier du catalogue et au maintien d’un rythme d’usinage soutenu.
- La flexibilité : La structure ne nécessite pas de bail commercial fixe et peut être facilement relocalisée n’importe où sur le territoire national.
- Le ticket d’entrée : Une mise de fonds annoncée comme très accessible comparativement aux reprises industrielles classiques, complétée par un besoin d’investissement en temps et en savoir-faire créatif.

Image d’illustration générée par IA Creen.ai
L’œil du Train de Manu : Reprendre un artisanat ferroviaire, le vrai défi
Ne nous voilons pas la face : l’acquisition du matériel et du catalogue ne fait pas tout. Si le marché du décor à l’échelle HO ou N reste demandeur de références typiquement françaises, la rentabilité d’un tel modèle repose quasi exclusivement sur la capacité du repreneur à concevoir de nouveaux plans vectoriels, maîtriser la FAO et assurer une présence physique constante sur les expositions. Pour un passionné souhaitant sauter le pas du salariat vers l’artisanat, l’opportunité est réelle, mais le modèle économique ne tolère pas le dilettantisme.
Commandes et disponibilités : Comment anticiper ?
Pour les modélistes en plein aménagement de réseau, inutile de céder à la panique ou de chercher à dévaliser la boutique en ligne. La gestion de fin d’activité s’effectue en flux tendu :
Une grande partie des kits est désormais fabriquée à la commande pour éviter les stocks dormants. Si une référence apparaît en rupture sur le site officiel, il est conseillé de contacter directement l’artisan par courriel. Selon la charge de travail et la disponibilité des matériaux d’ici l’arrêt final des machines, la fabrication à la pièce reste envisageable.
💬 À vous de partager votre avis !
Avez-vous déjà monté des kits Cités Miniatures sur votre réseau ? Que vous inspire cette annonce de transmission d’entreprise ? Le Train de Manu est avant tout un espace d’entraide et d’échange entre passionnés. Que vous souhaitiez saluer le travail de Philippe Coquet, partager un retour d’expérience d’assemblage ou discuter de la reprise d’un artisanat ferroviaire, exprimez-vous en commentaire ci-dessous !
ℹ️ Pour aller plus loin : Les candidats sérieux à la reprise de la marque peuvent consulter la fiche officielle de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat d’Île-de-France sur la plateforme Transentreprise (réf. IDF264883A).
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