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Succession : comment revendre une collection de trains miniatures sans la brader ?

Hériter d’un patrimoine ferroviaire miniature pose un dilemme à la fois sentimental, technique et financier.
Quand on n’est pas soi-même ferroviphile, l’estimation et la dispersion de ces trésors de précision peuvent s’avérer vertigineuses. Revendre, certes, mais comment faire face au marché sans brader ce travail d’une vie ?
Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret, modéliste ferroviaire confirmé depuis 1975, vous livre quelques clés pour déjouer les pièges, éviter les escroqueries et valoriser ce legs au juste prix.
- Succession : comment revendre une collection de trains miniatures sans la brader ?
- Le choc du legs : l’inventaire face à l’inconnu
- Les 3 règles d’or pour estimer la valeur réelle d’une collection
- 2. Évaluer les modèles
- 3. stratégie de valorisation préconisée
- 4. conclusion
- 5. L’article en PDF
Le choc du legs : l’inventaire face à l’inconnu
« Comment revendre une collection de trains miniatures ? » , « Comment estimer un train miniature d’occasion ? » sont souvent les questions posées dans ces situations de succession.
Pour les profanes, ouvrir la porte de la pièce dédiée au « réseau » d’un parent défunt provoque souvent un double sentiment : une profonde admiration devant la poésie du décor, généralement empreinte de la nostalgie d’une époque désormais irrémédiablement révolue, talonnée rapidement par une interrogation logistique majeure : prix et encombrement. Des dizaines de locomotives (mises en boîte ou sur les rails), des centaines de wagons, des décors complexes fruits d’une vie entière consacrée à l’œuvre, des systèmes de commande analogiques ou numériques (DCC)… Par quoi commencer ?
Le premier piège consiste à agir dans la précipitation ou sous le coup de l’émotion. Le marché du modélisme ferroviaire est un marché de niche, hautement spécialisé, où l’asymétrie d’information entre un vendeur profane et un acheteur professionnel aguerri, et donc commercial, peut s’avérer fatale pour le portefeuille des héritiers.
Le rapport de force est ici toujours disproportionné entre un vendeur incrédule et un acheteur mercantile. Ne vous laissez pas berner par des professionnels de la détresse humaine spécialisés dans une orgie de surenchère cupide.
Ils revendront vos trésors au double ou triple, dans une débauche de moyens promotionnels, entre stands démesurés dans nos expositions et publicités envahissantes dans notre presse ferroviaire. Indigeste.
Se séparer d’une collection, oui, si cela est nécessaire, mais pas à n’importe quel prix ! Surtout si la collection comporte des pièces de marques de prestige & historiques : Märklin, Fulgurex, Lemaco, Roco, REE Modèles, Hornby, Fleischmann. Certaines marques moins cotées comme Jouef ou Lima peuvent néanmoins intéresser des collectionneurs, français en particulier, si le matériel est en excellent état.
Non ! Ne vous laisserez pas submerger pas les émotions et le temps qui passe, ni par les soucis financiers parfois inhérents à ces situations. Le temps est ici votre seul allié !

Source visuelle : letraindemanu.fr
Les 3 règles d’or pour estimer la valeur réelle d’une collection
Pour ne pas brader ce patrimoine au premier escroc venu, il convient d’adopter une méthodologie rigoureuse, digne des experts en successions. Il faut surtout prendre son temps pour ne pas être spolié par des commerçants profiteurs de votre détresse. Et ils seront forcément nombreux pour récupérer votre manne à vil prix !
1. Distinguer le matériel roulant du « réseau » fixe
C’est une dure réalité pour les familles : le décor en lui-même (la structure en bois, le ballast, les montagnes en plâtre) n’a presque aucune valeur marchande. C’est une œuvre d’art hautement personnalisée, souvent intransportable sans destruction. Si le réseau ne peut pas passer une porte ou une fenêtre, c’est généralement le démontage par la casse.
Contrairement aux nouvelles générations de modélistes qui travaillent sur des réseaux modulaires, le réseau de l’aïeul décédé a souvent été construit sans aucune option de déménagement. Réalisé au fil des décennies, il est désormais totalement indémontable sans dégâts.
La plupart des maquettes qui y sont implantées sont des fabrications industrielles en plastique injecté (Jouef, MKD, Faller, Vollmer, MKD,…) des années 1970 à 1990. Elles ont satisfait de très nombreux modélistes de l’époque, moi le premier, à juste titre puisque même des ténors comme Alain Pras nous en ont conçus de beaux spécimens qui ornent encore plusieurs réseaux “vintage”. Proposées à l’échelle du 1:100e, elles ne répondent plus du tout aux standards actuels qui préconisent le 1:87e strict.
Le « Moins mais mieux » vanté par Yann Baude et que je relaie avec grand plaisir, tant je suis en accord avec ces nouvelles pratiques modélistes. De surcroît, elles ont été bien souvent collées à la néoprène sur le réseau, ce qui fait qu’elles sont totalement irrécupérables sans casse et sans aucune valeur marchande (peinture, montage).
S’ils n’ont pas été collés il sera peut-être possible de récupérer la signalisation (feux et potences), les lampadaires.
Les maquettes en boite : Les références qui sont encore dans leur boite d’origine scellée avec tous leurs composants peuvent avoir une vraie valeur marchande auprès des collectionneurs.
Le réseau fixe a d’autant moins de capacités de revente qu’il a été conçu par son propriétaire selon des critères très suggestifs et personnels :
- Dimensions de la pièce : un réseau est construit en fonction des dimensions d’un espace qui est strictement personnel à son auteur d’origine. Sauf s’il s’agit d’un réseau modulaire, et donc adaptable à un nouvel environnement, il est quasiment improbable que l’acheteur potentiel dispose des mêmes dimensions spatiales.
- Une approche individuelle : chaque modéliste crée sa propre compagnie ferroviaire et son propre monde miniature. Les goûts du modéliste disparu sont rarement identiques à ceux de l’acheteur potentiel. Le modélisme ferroviaire c’est aussi et surtout beaucoup d’affect et d’acquisitions pulsionnelles au gré des coups de cœur tout au long d’une vie.
- Le câblage électrique : quelle que soit l’alimentation (2 ou 3rails) et quel que soit le système de commande (analogique ou numérique), de très nombreux câbles électriques courent sous le réseau. Il va être très compliqué de les sectionner proprement sauf si cela a été prévu dès le départ, ce qui est rarissime. Et comme ces fils ont souvent été posés sur plusieurs décennies, les plans électriques sont rares.

Source visuelle : letraindemanu.fr
La voie, les rails, peuvent parfois être récupérés s’ils ont été simplement vissés. Mais leur ancienneté et souvent leur état les rendent peu attractifs.
Alors qu’allons-nous pouvoir revendre ? Essentiellement les matériels qu’il est possible de vendre à la pièce, c’est à dire tout le parc roulant, des transformateurs, des centrales digitales et décodeurs, et les éléments de décor qui n’ont pas été collés.
2. Identifier l’état de conservation et la présence des boîtes d’origine
C’est l’alpha et l’oméga de la valorisation d’un parc roulant. Pour céder à bon prix une locomotive, il faut son packaging d’origine complet et en bon état.
Une locomotive préservée dans sa boîte d’origine intacte, graphisme d’époque préservé, accompagnée de sa (parfois ses) notice(s) technique(s) et de ses sachets de détaillage non ouverts (les rambardes, essuie-glaces et attelages à monter soi-même), peut valoir jusqu’à trois fois plus cher sur le marché de la seconde main qu’une machine équivalente dite « nue ». La seule absence du packaging d’origine fait perdre 40% de la valeur de l’objet.
La présence de l’emballage d’origine ne protège pas seulement de la poussière et des chocs ; elle garantit aux collectionneurs l’authenticité de la référence constructeur (Roco, REE Modèles, LS Models, Märklin, Jouef HJ). Inspectez minutieusement les châssis : l’absence de corrosion sur les lamelles de prise de courant, la qualité des bandages d’adhérence et l’absence de traces de colle néoprène ou de « patine » artisanale (peinture de vieillissement) mal exécutée sont autant de critères discriminants. Une patine professionnelle peut sublimer un modèle, tandis qu’un barbouillage amateur annihile sa valeur.
Il en est de même pour tout les éléments du parc roulant : voitures voyageurs et wagons marchandises.
3. Décrypter la technique : Échelles et motorisations (Analogique vs DCC)
L’échelle de réduction
L’échelle est un vecteur crucial de valeur :
- Le HO (1/87e) : Standard hégémonique en France, il concentre la plus forte liquidité sur le marché de l’occasion.
- Le N (1/160e) : Recherché pour son minimalisme spatial, sa cote est particulièrement stable en Île-de-France et dans les zones urbaines.
- Le O (1/43e) et le I (1/32e) : Modèles volumineux, souvent en laiton (productions de prestige signées Lemaco, Fulgurex ou Lematec), qui s’adressent exclusivement à un cénacle d’esthètes fortunés.
En Ho, 2 rails vs 3 rails
Il faut avant tout vérifier le type d’alimentation. En France, le système 2 rails prédomine largement, mais il existe également un système dit 3 rails lancé par Märklin. Ce dernier se différencie du fait que la captation du courant nécessite un frotteur sous la machine qui frotte sur un rail central (ou des picots centraux). Bien sûr, ces deux systèmes sont totalement incompatibles entre eux. Sur les voitures et wagons, il est possible de changer les essieux, mais sur les engins moteurs la transformation est beaucoup plus compliquée.
A l’échelle N, la captation est en 2 rails. Ainsi qu’aux échelles supérieures à l’exception de modèles à vapeur vive ou batteries embarquées.
Analogique vs numérique
Le marché contemporain du modélisme ferroviaire est scindé par une frontière technologique invisible pour le néophyte.
Le matériel ancien (générations antérieures aux années 2000) fonctionne généralement en mode analogique (alimentation par variation de tension de 0 à 12 volts en courant continu). Mais d’anciennes productions peuvent avoir été modifiées en numérique par l’ancien propriétaire.
Les productions modernes intègrent quant à elles, souvent mais pas toujours, la technologie numérique DCC (Digital Command Control). On le trouve également sous le vocable Digital. Le réseau n’est plus commandé par de simples transformateurs à variateur, mais par une centrale numérique (onéreuse) qui délivre un courant permanent. Ces centrales sont parfois couplées à un ordinateur. Ces motrices de dernière génération embarquent un décodeur numérique permettant de piloter indépendamment chaque machine, de gérer l’accélération réaliste et, pour les modèles haut de gamme dits Sound, de restituer le bruitage du moteur et différents sons. Une telle machine peut comporter jusqu’à une quarantaine de fonctions accessoires (sons, lumières, dételages, fumigènes,…)

Source visuelle : letraindemanu.fr
2. Évaluer les modèles
C’est la période la plus chronophage puisqu’il faut évaluer chaque pièce, c’est à dire estimer sa valeur à un instant t, car les prix fluctuent.
La solution la plus efficace consiste à noter la référence du modèle sur un tableau et de chercher ensuite les prix d’adjudications réalisés sur des sites d’enchères spécialisés aux dates les plus récentes. Il faut consulter plusieurs sites différents à chaque fois pour obtenir un prix moyen. Les adjudications concernent, sauf mention contraire, du matériel en excellent état physique (pas de pièce manquante ou cassée, peinture en bon état) et mécanique (moteur sain) avec un packaging d’origine complet.
Ne vous fiez jamais aux prix affichés sur des sites de ventes d’occasion, les prix y sont souvent farfelus. De plus ces sites sont contaminés par des escrocs.
Car bien sûr, s’il ne faut pas sous-évaluer la collection, il ne faut pas non plus la surestimer. Sinon, vous ne vendrez jamais.
Les canaux de dispersion : Où et comment vendre au juste prix ?
Pour les héritiers, la tentation de céder l’intégralité du patrimoine à un intermédiaire unique (brocanteur, soldeur ou commerçant généraliste) est immense afin de clore rapidement ce chapitre logistique. C’est hélas l’assurance de subir une décote drastique. Un acheteur professionnel applique mécaniquement une marge commerciale de 50 % à 70 % sur la valeur réelle du marché pour couvrir ses risques de mévente, ses frais d’infrastructure et son bénéfice. C’est le meilleur moyen de brader la collection au prix le plus bas.
Plusieurs alternatives s’offrent à vous :
- Les plateformes spécialisées et enchères en ligne (Catawiki, eBay) : Elles garantissent une visibilité européenne optimale et une confrontation saine de l’offre et de la demande. Elles requièrent toutefois un temps considérable pour la rédaction des fiches techniques et la sécurisation des emballages d’expédition. C’est pour vous la seule option pour vendre au prix du marché actuel.
- Les hôtels des ventes spécialisés : Certaines maisons de ventes aux enchères se sont fait une spécialité internationale du jouet ancien et du modélisme. C’est la filière reine pour les pièces d’exception ou les collections massives, garantissant une expertise opposable, malgré des frais d’adjudication importants (de 20 % à 25 %).
- Le dépôt vente : Certains magasins spécialisés disposent d’un rayon de dépôt vente. Cela peut être une option pour quelques pièces. Mais bien sur le magasin prendra une marge. Il faut s’adresser à une enseigne sérieuse, rédiger un contrat écrit clair et un reçu pour les pièces déposées.
- Les Forums : Certains Forums proposent une rubrique ventes/achats pour leur membres. Il faut donc s’y inscrire. C’est en principe un lieu d’échange plus sécurisé que les sites de ventes d’occasion, même si le risque nul n’existe pas.
- Bourses d’échange : Nécessite une préparation en amont pour afficher les tarifs, nécessite une inscription auprès de l’organisateur et le paiement de mètre linéaire de stand. Impose une logistique assez lourde (transport et stand)
- Sites de ventes d’occasion : Risque élevé d’escroqueries.
- Le circuit des clubs locaux et associations de modélisme ferroviaire : Solliciter l’association de modélisme ferroviaire la plus proche de chez vous ou affiliée à la Fédération Française de Modélisme Ferroviaire (FFMF) est souvent salvateur. Les membres, animés par la passion et une déontologie de préservation, sauront dresser un pré inventaire objectif sans intérêt spéculatif direct. Dans ce cas, il peut être judicieux d’offrir un don à cette association pour les remercier de l’aide apportée (financière ou matériel). Par ailleurs, une association pourra également vous conseiller sur la déconstruction du réseau fixe.
| Canal de revente | Avantages | Inconvénients / Risques |
| Les sites d’enchères (eBay, Catawiki) | Visibilité internationale, prix fixé par le marché concurrentiel. | Frais de commission élevés, logistique d’expédition lourde et risquée (casse). |
| Hôtels de ventes, commissaires-priseurs (Ventes thématiques) | Sécurité juridique totale, idéal pour les collections exceptionnelles. | Délais de planification longs, frais d’adjudication à la charge du vendeur et de l’acheteur. |
| Les magasins spécialisés (Dépôt-vente) | Prise en charge de l’expertise et de la vente par des professionnels. | Commission du magasin (souvent entre 20% et 35%), immobilisation du stock. |
| Certains forums modélistes ferroviaires | Inscription nécessaire, vente auprès de passionnés, souvent spécialisés par thème ou échelle, pas de frais | Moindre risque d’escroquerie, acheteurs moins agressifs |
| Les bourses d’échange & Salons | Contact direct avec des passionnés, négociation immédiate. | Chronophage, nécessite de se déplacer et de maîtriser la cote pour argumenter. |
| Les plateformes généralistes (LeBonCoin) | Vente locale en mains propres, peu de frais (parfois frais sur les transactions financières) | Zone à haut risque d’escroquerie. Acheteurs agressifs cherchant à racheter des lots complets pour une fraction de leur valeur. |
| Les associations locales | Proximité, évaluation possible par des modélistes confirmés, certains membres peuvent êtres des acheteurs potentiels, possibilité d’évaluer le réseau, conseils | Transaction éventuelle en mains propres, Attention au conflit d’intérêt si un membre évalue pour acheter, prévoir un don en remerciement de l’aide apportée |
| Les commerçants généralistes, brocanteurs, soldeurs | Transaction globale très rapide | Assurance de brader les lots les plus prestigieux avec 50 à 70% de perte. Assurance de conserver tout ce qui est invendable |
3. stratégie de valorisation préconisée
Pour optimiser la cession sans y perdre votre sérénité, appliquez la stratégie du lotissement intelligent. Ne vendez pas les pièces à l’unité si elles forment une rame cohérente (par exemple, un Capitole ou un Trans-Europ-Express complet). Les acheteurs sont friands de rames homogènes et prêtes à rouler. Isolez les pièces maîtresses (locomotives haut de gamme) pour les céder via des canaux spécialisés, et proposez le tout-venant (wagons de marchandises courants, rails d’ancienne génération) sous forme de lots thématiques attractifs lors de bourses ou sur des sites de petites annonces comme Leboncoin.
« Ne laissez personne vous dicter l’urgence de la transaction. Une collection de trains miniatures s’est construite avec patience sur des décennies ; elle mérite qu’on accorde quelques mois à sa juste et digne dispersion. » – Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
4. conclusion
La liquidation d’un tel patrimoine est une épreuve transitoire où la mémoire affective se confronte brutalement à la rationalité économique. En appliquant une méthode stricte — caractérisation des pièces, préservation absolue des emballages et recours à l’écosystème des passionnés plutôt qu’aux opportunistes —, vous honorerez la mémoire du modéliste disparu tout en préservant l’intégrité financière de son œuvre. Prenez le temps, analysez, et ne cédez jamais aux sirènes de la précipitation marchande.
5. L’article en PDF
L’article est disponible en PDF : ICI
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Bonjour M »
Je suis veuve depuis novembre 2026, cette année j’ai pris la décision de vendre son réseau ferroviaire, qu il n a pas eu le temps de finir. J ai contactée un club prés de chez moi ,il ne mon pas aidé du tout . c est a moi de leur donner un prix séparé pour chaque matériel roulant. Donc j ai fait une liste du matériel roulant et des recherche. Là je suis tombée sur votre site et je me tourne vers vous pour trouver de l aide, pour comprendre comment faire .Le réseau a deux niveaux ,il se démonte en deux partie. Les rails sont visés il n y a pas beaucoup de déco .Merci de me lire .
Cordialement madame CLERCQ
Bonjour,
Très intéressant, je pense que faire un inventaire correcte est indispenssable. Il y avait dans le passé le « Koll’s Katallog ». Excite t-il une telle liste digitale que l’on puisse en excel faire un inventaire correcte avec toutes les variantes possible des modèles diffèrents. Actuellement je dispose d’une collection Märklin de +/- 300 locomotives et 800 wagons plus rails M que j’aimerais inventariser.
salutations, Francis Seynhaeve seynhaevefrancis@hotmail.com
Le Koll’s ne concerne que les productions Märklin.
Depuis l’édition 2019, il ne comportait plus que du texte, les photos ayant été supprimées pour des questions de coût.
Le Koll’s n’est plus produit. La dernière édition publiée est l’année 2025.
https://verlag-koll.de/Kompakt_2025.html
Merci de ton intérêt et de ta visiste.
Salut l’ami Manu,
cet article est comme d’habitude fort intéressant. Il fait le tour de la question et surtout des différentes alternatives de revente avec chacune ses avantages et inconvénients (voire risque).
Il est vrai que le contexte n’est pas facile, entre l’affectif bien sûr, parfois l’urgence (logement a libéré) et puis pour une grosse partie des vendeurs, la méconnaissance du matériel et du marché. L’AMCF (Association Modélisme et Culture Ferrovipathes), association que tu connais bien … on a partagé de sacrés bons moments ensemble (évènements, conseils, partage et parfois des trucs plus persos) et toujours avec grand plaisir et bienveillance, bon je reviens au sujet, oui l’AMCF est contactée depuis un an et demie régulièrement dans le cadre de cette problématique. Nous avons traité 66 demandes à ce jour en essayant d’apporter nos conseils aux vendeurs et selon la nature et la qualité des collections, nous avons pu organiser quelques ventes de grosses collections avec un partenaire de confiance qui travaille depuis plus d’un an avec nous, à classer dans ton tableau dans la catégorie « Les commerçants généralistes, brocanteurs, soldeurs » certes mais c’est un spécialiste du monde du modélisme ferroviaire toutes échelles et par expérience, et pour avoir suivi moi-même les opérations, ce partenaire est une personne hyper fiable et « humaine ». A noter que cette personne nous a été conseillé par un gérant de magasin spécialisé (qu’on connait bien , il était à notre expo Train l’Eure) dont tu as assuré la couverture média Manu avec brio
Bon ben voilà, tout ça pour dire qu’en complément de l’article de Manu, vous trouverez aussi des infos sur notre site https://amcf78.eu/achat-vente/
Bien à toi camarade
Merci d’avoir souligné un aspect que j’avais omis : l’éventuel libération du logement du défunt, libération qui peut nécessiter une vente plus rapide. Il est vrai que sur la base d’un réseau souvent indémontable sans casse, mon article se concentrait plus sur le matériel roulant et accessoires qui peuvent donc être déménagés chez l’héritier.
Effectivement, comme je l’avais mentionné dans l’article, une association locale peut être un partenaire efficace dans cette situation à la condition que son intervention se limite à la seule évaluation et aux conseils sans prendre part elle-même à l’achat de certaines pièces puisqu’il y aurait alors un conflit d’intérêt.
Pour ce qui est des commerçants généralistes, je n’ai jamais prétendu que tous étaient peu recommandables. Fort heureusement que la plupart exercent avec honnêteté. Mon propos visait essentiellement ceux qui inondent nos revues de matraquage publicitaire. Et c’est comme pour les pubs télé : plus on en voit et plus il faut se méfier ! Et c’est confirmé par des montagnes d’avis très négatifs sur les sites (55% de votes 1 étoile, çà craint). Donc, faire appel à un professionnel pourquoi pas, mais à condition de bien le sélectionner. Et c’est là que ton association a un rôle à jouer ( https://amcf78.eu ).
L’association peut aussi être un conseiller pour la déconstruction du réseau et la récupération d’un maximum d’éléments.
Sur ce, bonnes vacances à toute ton équipe, et au plaisir de se recroiser sur un prochain évènement.
Merci pour ton intervention.
PS : tu n’a pas précisé ta zone d’influence sur ces 66 interventions de conseils.
En tant que professionnel, je ne cache pas ma surprise, voire ma déception, face à l’approche particulièrement négative de cet article, qui assimile trop facilement les commerçants à des profiteurs.
Il convient de rétablir une réalité économique bien plus vertueuse. Si un professionnel rachète un lot à un prix inférieur à celui du marché des particuliers, ce n’est pas par cupidité, mais parce qu’il assume des risques et des frais considérables. Nous devons supporter l’achat immédiat du stock, le coût financier de son immobilisation et une revente incertaine qui s’étale bien souvent sur de nombreux mois.
À cela s’ajoutent des charges fixes incontournables : le loyer d’un magasin physique, les salaires, et les frais de déplacement lors des expositions pour aller à la rencontre des passionnés. Une conclusion plus consensuelle s’impose : loin d’être des prédateurs, les professionnels offrent un service clé en main, rapide et sécurisé pour les familles, là où la vente directe exige un temps et une expertise que les héritiers n’ont pas toujours. Chacun y trouve ainsi son compte.
Mais je n’ai jamais prétendu le contraire ! J’ai d’ailleurs bien écrit dans l’article :
« Pour les héritiers, la tentation de céder l’intégralité du patrimoine à un intermédiaire unique (brocanteur, soldeur ou commerçant généraliste) est immense afin de clore rapidement ce chapitre logistique. C’est hélas l’assurance de subir une décote drastique. Un acheteur professionnel applique mécaniquement une marge commerciale de 50 % à 70 % sur la valeur réelle du marché pour couvrir ses risques de mévente, ses frais d’infrastructure et son bénéfice. C’est le meilleur moyen de brader la collection au prix le plus bas.»
J’ai donc parfaitement expliqué les motifs économique de cette vente à un prix moins attractif.
Mais le sujet de l’article étant de vendre au meilleur prix, il ne peut pas privilégier cette piste, certes bien plus rapide et pratique, mais bien moins fructueuse qu’une vente à la pièce.
Alors, forcément, pour le vendeur, c’est plus de temps consacré à l’inventaire et à la logistique. Mais cet effort sera plus bénéfique pour le portefeuille.
Après, chacun fait comme il veut et privilégie ses propres priorités : la valeur des pièces ou le temps consacré plus court. Mais on ne peut pas avoir les deux.
Merci de ton intervention.
Bonjour, article extrêmement intéressant ! Quelques retours d’expérience personnelle, étant en plein dedans depuis maintenant 2 ans :
« Ils revendront vos trésors au double ou triple » :
la culbute réelle est largement supérieure au x10, expérience vécue auprès de plusieurs (cinq « entités » différentes quand même) « grands noms » consultés uniquement lors d’expositions, c’est-à-dire avec le « résultat final » sous les yeux !
« marques de prestige & historiques » :
même ratio appliqué sur modèles « haut de gamme » son/fumigène/DCC que sur du Jouef (grand public), ça mise plus sur le volume que sur l’exception visiblement.
« Il faut surtout prendre son temps pour ne pas être spolié par des commerçants profiteurs de votre détresse » :
pas que, des modélistes/collectionneurs « connus » et « reconnus » n’hésitent pas non plus à se gaver voire se servir au passage, conseil perso après coup : ne laisser personne extérieur à la famille proche sans surveillance, ne faire confiance à personne malheureusement !
» 1. Distinguer le matériel roulant du « réseau » fixe » :
autre matériel d’un réseau fixe revendable (?) ou au moins réutilisable : la quinquaillerie (visserie bois si bien posée, boulonnerie, connecteurs en tous genres, etc,) = plusieurs kilos au final sans vraiment s’en rendre compte sur le coup.
« Les canaux de dispersion : Où et comment vendre au juste prix » :
quid des réseaux sociaux ? je pense à la multitude de groupes « privés » facebook par exemple ?
« conclusion » :
ne pas s’y tromper, c’est une démarche avant tout extrêmement chronophage (principalement par les recherches d’informations à faire et aussi avec énormément de perte de temps à suivre des fausses pistes : commissaires-priseurs, « professionnels », etc) si l’on s’impose (pas vraiment le bon verbe, mais dans l’esprit) un « devoir de mémoire ». J’ajouterais même volontiers qu »il faut être doté d’un esprit curieux (en électricité, électronique, menuiserie, informatique et quelques autres domaines) pour pénétrer cet univers, même en étant moi-même maquettiste aéro (le seul de la famille).
Pour terminer ce long commentaire, j’aimerais juste oser émettre un conseil aux modélistes ferroviaires dont les successeurs auront à honorer le devenir de leur collection : documentez-la ! c’est autant de temps gagné pour la suite.
Dom
Je me permets d’ajouter un détail qui a son importance pour surtout ne pas croire que j’en veuille aux « professionnels » dans mon premier commentaire.
Dans la collection dont j’ai hérité se trouvait un nombre assez important de matériels roulants artisanaux non assemblés.
Leurs producteurs, encore actifs, en ont TOUS refusé le don à leur seul bénéfice respectif !
Je dis chapeau.
Dom
EDIT MODÉRATION : Ce commentaire a été déplacé en réponse de précédent commentaire du même auteur pour en rendre cohérent la compréhension.
Bonjour Dom,
Tout d’abord, amicales pensées face à ce travail colossal depuis la disparation d’un parent.
Pour en revenir à ta longue contribution :
– « Ils revendront vos trésors au double ou triple » : C’est pour eux un simple business dans une filière de niche. Leur seule motivation est l’argent.
– « marques de prestige & historiques » : Oui, tu as raison, on note une élévation des prix également sur du matériel plus classique. Cela est sans doute dû également au regard de l’élévation du coût d’exploitation. Ces revendeurs vendent beaucoup en expos et donc cela représente un budget « déplacements » important. Surtout quand tu as plusieurs vendeurs sur des dizaines de mètres linéaires. A en lire certains réseaux sociaux, cette débauche de moyens et de publicités envahissantes peut être contre-productive.
– « pas que, des modélistes/collectionneurs « connus » et « reconnus » n’hésitent pas non plus à se gaver voire se servir au passage » : Peux-tu préciser ta penser (sans donner de nom) ? Comment étaient-ils informés ? Des modélistes proches du défunt ?
– « la quincaillerie (visserie bois si bien posée, boulonnerie, connecteurs en tous genres, etc.) = plusieurs kilos au final sans vraiment s’en rendre compte sur le coup » : Excellente observation ! J’avais pensé aux petits matériels type décodeurs, transfos,… mais j’ai zappé la quincaillerie. D’autant plus surprenant que c’est ce que j’ai fait lors de la déconstruction de mon précédent réseau ZI Nord. Merci pour cette info complémentaire très pertinente.
– « je pense à la multitude de groupes « privés » Facebook par exemple » : Je n’ai pas cité ce canal car il recèle de très nombreux brouteurs. En tant qu’administrateur ou modérateur de plusieurs groupe, je suis inscrit à une messagerie où sont communiqués tous les noms à bannir des groupes de modélisme au motif de piraterie d’images en vue de commettre des annonces frauduleuses. Cette liste est vertigineuse ! Ce n’est pas un canal que je conseillerai pour acheter.
Enfin, préparer sa propre succession modéliste est là encore un conseil très pertinent. Un inventaire sérieux facilitera grandement la tâche des héritiers qui n’auront plus qu’à rechercher les évaluation au jour dit.
Merci pour ta contribution de qualité.
« Peux-tu préciser ta penser (sans donner de nom) ? Comment étaient-ils informés ? Des modélistes proches du défunt ? »
Le simple fait de donner les petits matériels de modélisme et les matériaux non utilisés aux modélistes proches (dernières volontés respectées) puis de chercher des contacts extérieurs pour savoir que faire du réseau lui-même et la collection de « roulant » nous a mis en correspondance avec du monde.
Quelques uns ont profité d’être sur place à la maison pour se proposer d’acheter des éléments, à leur propre prix bien entendu.
Plus tard lorsqu’il a fallu lister précisément la collection pour un commissaire-priseur, il s’est avéré que certains en avaient aussi profité pour se remplir les poches discrètement.
Petits locotracteurs et petites voitures Norev ne prennent pas beaucoup de place malheureusement.
Dom
D’où l’interêt de faire un inventaire précis du matériel confié et/ou donné et contre signé par les deux parties
Franchement, cet article met le doigt sur un truc important : y a des revendeurs qui n’hésitent pas à profiter des gens, surtout quand ils sont pressés ou qu’ils n’y connaissent rien. Ils proposent de “tout racheter vite fait”, mais au final, c’est surtout pour payer la collection une misère et faire une grosse marge derrière. L’article fait bien de prévenir et de dire de ne pas se précipiter. Prendre un peu de temps pour se renseigner, comparer et passer par des passionnés, ça peut vraiment éviter de se faire avoir. Parce qu’une collection comme ça, ça vaut clairement plus qu’un prix bradé.
Bonjour
Votre article est tres interressant et cette situation que vous écrivez, nous la rencontrons souvent.
En tant que club, nous sommes sollicités par des familles ou des veuves qui ne savent que faire devant cette collection ferroviaire
Nous intervenons pour accompagner ces petsonnes et eviter de se faire avoir tant par les sentiments que financièrement
Compte tene du vieillissement des passionnés, nous allons en avoir de plus en plus
Cdlt
Bonjour,
Effectivement, les associations locales ont un rôle important de conseils : expertise et proximité. Dénuées d’intérêts commerciaux, les recommandations sont souvent plus saines et permettent de faire un premier tri entre ce qui est vendable, simplement récupérable sans valeur marchande et ce qui est bon à jeter.
Certaines assos récupèrent parfois un peu de matériel. Quitte à ce qu’il disparaisse, autant que çà serve à des clubs qui leur donneront une seconde vie.
Merci de ta visite
Bonjour.
En temps que particulier je suis preneur aussi à un prix raisonnable.
Cordialement michel
Bonjour
je ne sais pas ou vous êtes situé, mail philorail est installé à Maxeville (banlieue nord de nancy)
Vous pouvez me contacter au 06 51 98 00 68 je vous donnerais des tuyaux pour faire vitre un club.
Ceci étant nous serons présent aux bourses de Sarreguemines ou Souffelweyersheim
Cordialement
François MARCUZZI
Pour le coup, je ne vends rien. Je ne propose que quelques pistes de réflexions aux héritiers potentiels.