Episode 485 • L’exposition de modélisme ferroviaire à Gennevilliers a réuni ce week-end un large panel de passionnés et de créateurs. Découvrez le reportage vidéo complet au cœur de cette exposition riche en surprises.

CMPK 0 : un réseau miniature dédié au roulage
Parmi les temps forts de cette exposition de modélisme ferroviaire, le réseau modulaire du CMPK 0 (Cheminots Modélistes Paris Kilomètre 0) s’impose comme une référence.
Ce réseau miniature numérique reproduit une ligne à double voie équipée en IPCS (Installation Permanente de Contre-Sens), permettant le basculement de convois lents sur la voie opposée pour se faire dépasser par un convoi plus rapide sur la voie normale. Une telle installation est assez spectaculaire en modélisme de par la signalisation qu’elle impose.
Points forts du réseau :
- Équipements de voie très détaillés
- Caténaire 25 kV réaliste et réellement tendue
- Signalisation ferroviaire Décapod opérationnelle
Sans gare ni arrêt, ce réseau privilégie le roulage, offrant des circulations fluides et spectaculaires.

Micro réseaux : le modélisme ferroviaire en format compact
L’exposition mettait également en avant plusieurs micro réseaux ferroviaires, démontrant que créativité et réalisme ne dépendent pas de la taille.
À retenir :
- Les établissements G. Lambert, de Bruno Duchesne : une carrière inspirée de Cormeilles-en-Parisis
- Cobb’s Barn, de Joris Charbonnier : une scène miniature d’une finesse remarquable
- La Boutanche S.A., de l’Escadrille Saint-Michel : un réseau minier avec pont transbordeur ascensionnel.
Ces réseaux miniatures illustrent parfaitement les possibilités du modélisme ferroviaire en espace réduit.

Un funiculaire miniature… qui n’en est pas un
Autre curiosité de cette exposition : la reproduction du funiculaire de Gênes par Erwan Josset.
En réalité, il s’agit d’un train à crémaillère entièrement construit à la main, installé dans trois caisses à vin. Le matériel roulant, conçu en scratch sur châssis Kato, souligne le niveau d’expertise de son créateur. Tous les bâtiments sont des reproductions d’édifices réels sur photos.

La cascade de Courmes : un réseau ferroviaire poétique
Inspiré d’un site réel des Alpes-Maritimes dans la Vallée du Loup, ce réseau miniature, œuvre de François Fontana, propose une vision originale mêlant paysage naturel et présence ferroviaire imaginaire.
L’utilisation d’échelles différentes permet de créer une profondeur visuelle particulièrement réussie, renforçant l’immersion.

Port des Flandres : un micro réseau portuaire réaliste
Ce réseau démontre qu’un réseau ferroviaire miniature peut être à la fois compact et crédible. Pour Pierre Mathé, qui vit pourtant en pavillon, il est nécessaire de montrer que le modélisme ferroviaire ne nécessite pas forcément beaucoup de place.
Grâce à l’utilisation de kits détaillés, l’ambiance portuaire est parfaitement restituée, offrant une scène cohérente et immersive. L’analogique est ici privilégié par le créateur avec une alimentation pulsée qui permet des ralentis très précis.

Fergnies-sur-Sambre : une ambiance industrielle maîtrisée
Inspiré d’une gare réelle, ce réseau, œuvre de l’Association Ferroviaire Sambre Avesnois, met en avant :
- Un site réel, même s’il a été compacté,
- Une activité industrielle dense privilégiant les manœuvres au premier plan
- Une circulation fluide en arrière plan.
Un excellent exemple de reconstitution ferroviaire.

Mermaid Creek : un réseau miniature au cœur du Canada
Inspiré par des visites de musées ferroviaires au Canada, Kévin Roy transporte les visiteurs dans les Rocheuses canadiennes, avec :
- Activités touristiques,
- Trains de fret en double traction
- Décors naturels immersifs
- Bâtiments détaillés avec intérieurs visibles
Une véritable invitation au voyage, typique des grandes expositions de modélisme ferroviaire.

PN 78 / PK 206,5 : un réseau contemporain fidèle à la réalité
Basé sur un site réel, près de la maison des grands-parents de Ludovic Di Pasqual, ce réseau séduit par sa précision et son réalisme. Il s’impose comme une référence dans le modélisme ferroviaire contemporain.

Red River Valley : l’univers américain en miniature
Ce réseau à l’échelle N propose une immersion dans les États-Unis des années 1970, avec :
- Un urbanisme dense
- Des scènes industrielles variées
- De nombreux détails inspirés de la culture américaine et des séries télé.

Voie de parade en zéro
Le Cercle Conflanais des Amis du Chemin de Fer (CCAC) exhibait une voie de parade en zéro.
Si le matériel à cette échelle a une réelle présence, les allers-retours sont vite devenus monotones. Autre regret : une belle signalisation mécanique, malheureusement inactivée.

Réseaux urbains
Le réseau 21 rue des Haies, de Vincent Cleren, se distingue particulièrement par son réalisme urbain et la qualité de ses patines. Installé sur deux niveaux, sa voie de parade en tranchée au premier plan, donne du relief à cet ensemble urbano industriel très dense.
Dans le même esprit, Vincent Lauret exposait Rue de la Ceinture et des Bretelles.
Enfin, Jean-Michel Tete présentait la rue des Épinettes. Ce réseau, déjà connu, a été amélioré et trois extensions sont en cours, dont le Boulevard Victor Hugo est le plus avancé.


Coup de cœur : la gare de Saint-Saturnin Saint-Bonnet
Je conclue ce reportage avec mon coup de cœur de ce salon : La gare de St Saturnin St Bonnet, oeuvre du Club Maquettisme Sedanais.
Ce réseau reproduit fidèlement le site réel.
Ce réseau miniature mise sur la sobriété et le détail :
- Décor naturel soigné
- Architecture fidèle
- Fond de décor hyperréaliste, y compris en façade et sur les coffrages latéraux.
Entièrement numérisé, le club avait ainsi programmé une cinquantaine de circulations des époques III et IV.
Un exemple remarquable de maîtrise du modélisme ferroviaire.

Une exposition de modélisme ferroviaire incontournable
Comme pour le Salon de Bourges, il me semble que Gennevilliers a attiré moins de visiteurs qu’espéré. Sans doute l’actualité morose, les prix des carburants, le coût de la vie et les évènements ponctuels (élections municipales pour Bourges, week-end de Pâques pour Gennevilliers) ont-ils percuté ces salons défavorablement.
Pour autant, les organisateurs de ce salon triennal ont tenu leur promesse en présentant un programme varié et de haut niveau. L’espace est par ailleurs assez vaste pour que l’on puisse déambuler agréablement et ce même si des visiteurs sont amassés devant des stands.
On devrait donc retourner à Gennevilliers en 2029…
Emmanuel

Le reportage vidéo
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